L'expérience stade depuis votre salon

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La BBC a mis au point une application de réalité virtuelle permettant de voir les matches de la Coupe du monde comme au stade, ou presque.

Le rêve de certains passionnés de football est devenu réalité en Angleterre. La BBC a proposé depuis le début du Mondial une appli de VR (virtual reality) permettant de regarder en UHD (ultra high definition) 33 matchs, dont le Belgique-Japon d’hier soir. Avec un casque Gear VR, Oculus Go ou Playstation VR, les téléspectateurs peuvent visualiser le match à partir de différents points du stade, notamment dans les loges, dans les sous-sols du stade au moment de l’arrivée des joueurs, ou derrière les buts. Ils peuvent également accéder sur demande à une grande variété de statistiques. En tournant la tête, ils peuvent également découvrir l’envers du décor à 360°.

À la fin de la phase de groupes, l’application avait été téléchargée 325.000 fois, un chiffre encourageant même s’il reste très relatif au regard des 40 millions de téléspectateurs qui ont suivi au moins une fois la Coupe du monde sur la BBC, ou des 3 millions de personnes qui suivent en ligne les matches de l’Angleterre, sur le iPlayer.

Les appareils de réalité virtuelle restent encore peu présents dans les foyers, ce qui explique le nombre limité de téléchargements.

Les matchs du jour

· Suède-Suisse à 16h. L’outil conçu par L’Echo et Kick & RushLab donne la Suisse gagnante à 40% contre 30% pour la Suède (égalité à 30%).

· Colombie-Angleterre à 20h. La Colombie donnée gagnante à 34% contre 26% pour l’Angleterre (égalité à 40%).

 

Depuis le début de la compétition, la BBC a également proposé pour la première fois la retransmission des matches en 4K, en les limitant toutefois à quelques milliers de téléspectateurs. Les besoins en bande passante sont massifs, avec un débit minimum de 40 mégaoctets par seconde.

Cette opération se situe à un stade expérimental, et les commentaires sur la qualité de l’expérience ont été divers. La technologie devra encore beaucoup progresser pour offrir aux spectateurs les frissons et le pouvoir d’ubiquité qu’ils désirent.

L’application de réalité virtuelle et l’ultra HD répondent à une demande massive, en tout cas à un potentiel de demande, tant le football s’oriente vers la logique marketing et économique du sport américain.

La technologie devra encore beaucoup progresser pour offrir aux spectateurs les frissons et le pouvoir d'ubiquité qu'ils désirent.

Attirer de nouveaux passionnés

Ces nouvelles technologies doivent permettre d’attirer de nouveaux passionnés "intermédiaires". Ceux qui sont prêts à suivre un match de temps en temps dans leur salon mais qui ne voient pas forcément l’intérêt d’aller passer deux heures dans l’hostilité naturelle d’un stade. Ceux qui aiment voir de beaux buts ou des larmes, mais qui n’ont pas forcément envie de réfléchir à des élaborations tactiques. Ou encore ceux qui préfèrent voir les dribbles spectaculaires et les boucles dorées de Neymar plutôt que l’intelligence de jeu et l’altruisme de De Bruyne. Et surtout ceux qui ont un smartphone à portée de main, actif en quasi-permanence, lorsqu’ils regardent un match.

L’arrivée imminente des géants du net dans les droits TV football devrait profondément transformer les retransmissions et le mode de "consommation" du football. Amazon vient notamment d’acheter les droits de diffusion de quelques matches de Premier League, dont les multiplex.

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Ce sport semble voué à être séquencé afin d’être mieux adapté à l’attention reptilienne des nouveaux consommateurs d’images, sur YouTube notamment. Le visionnage de résumés ou de best of en ligne explose, et concerne par exemple 81% des fans de football britanniques de 16 à 19 ans.

Alors que le vidéo-arbitrage, le passage de 6 à 8 remplaçants en cas de prolongation, et l’extension du nombre de participants de l’Euro (de 16 à 24) et de la Coupe du monde (de 32 à 48 à partir de 2026) vont spectaculairement nuire à l’intensité des rencontres, l’élimination des longueurs et des temps morts devraient devenir un réflexe pour les passionnés de demain. En attendant, les publicitaires peuvent se frottent les mains face à autant de fenêtres de tirs.

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