chronique

Hilarité générale...

Isabelle Mazzara

Le hors-jeu d'Isabelle Mazzara, présidente du comité de direction du SPF Intérieur.

Hilarité générale: voilà ce qu’a provoqué l’annonce, auprès de mes proches, de mon nouveau rôle de chroniqueuse footballistique durant cette prochaine Coupe du monde. "Mais, maman tu ne sais même pas ce qu’est un coup franc!" Piquée au vif, je me lance dans une définition hasardeuse et pour le moins imprécise. Heureusement, mes enfants me rappellent les règles et principes élémentaires du ballon rond. Mais connaître les règles, est-ce vraiment important? Nouvelle hilarité. "Mais, maman, tu ne cesses de nous répéter: respectez les règles et tout ira bien!"

Une Coupe, cinq hors-jeu

Cinq chroniqueurs vous accompagneront, à tour de rôle, durant ce mois où la planète tournera au rythme du ballon rond. Cinq personnalités dont la première n'est autre qu'Isabelle Mazzara, la patronne du ministère de l'Intérieur.

Suivront le philosophe François De Smet, l'écrivain Eric Giacometti, le patron du Standard Bruno Venanzi et celui d'Ores Fernand Grifnée.

Nous voilà, au détour d’une discussion a priori anodine, face à cette question cruciale: le respect des règles est-il garant de succès?

Ce soir, tous – ou presque – auront les yeux rivés sur petits ou grands écrans pour assister à l’ouverture de cette 21e Coupe du monde. Ce sport aussi populaire que controversé nous offre un prétexte parfait pour discuter des règles et de leur respect ou non.

Celles qui régissent le football sont nées quasi simultanément à la création du jeu lui-même. Au début, des règles simples: permettre le jeu, tout en contenant la violence. Ensuite, des règles plus sophistiquées ont été imposées. Sans règle, pas de match, probablement pas de jeu. Pas de déroulement équitable, pas d’intégrité (physique). Sans règle, les joueurs – hier alliés, aujourd’hui adversaires –, portés par une foule en délire, pourraient être tentés de tricher, de tacler, de faire mal aussi.

Les règles évoluent aussi avec ou par la société. Une pratique de moins en moins fair-play du football aura conduit à la présence de l’arbitre, dont le rôle sera de faire appliquer les règles jusqu’à distinguer la faute – la vraie de celle feinte – et offrir ou non réparation.

Ceci n'est pas un quiz sur le Mondial, c'est un défi

Vous pensez être incollable en foot? L’histoire du Mondial n’a pas de secret pour vous? Alors tentez votre chance avec notre quiz diabolique du mondial et essayer d'atteindre la finale! (Attention, déconseillé aux débutants...)

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Autre évolution, l’invention, au début du XXe siècle, au Brésil, du dribble, l’art d’esquiver, qui permet aux joueurs noirs d’échapper aux coups des joueurs blancs, largement majoritaires sur les terrains et rarement sanctionnés.

Ce soir, je regarderai ce match d’ouverture avec un œil nouveau. Mais il reste encore une question, même au-delà du foot: les règles peuvent-elles être enfreintes? Enfreindre les règles, c’est aussi ces jeunes Maliens, révélés par le film Timbuktu et qui, bravant l’interdiction de foot, jouent… sans ballon.

Si nous avions refusé d’écouter ceux qui contestent les règles, le ballon rond serait sans doute toujours réservé à la seule gent masculine. Alors, ne peut-on admettre que cette contestation, cette désobéissance, soit aussi source de progrès?

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