Le trio USA-Canada-Mexique accueillera le Mondial 2026 et offrira 14 milliards à la Fifa

©REUTERS

Sans surprise, c'est la candidature américaine qui l'a emporté pour l'organisation de la Coupe du monde 2026, le premier Mondial réunissant 48 pays. Candidat malheureux, le Maroc échoue pour la 5e fois.

David n’a pas battu Goliath. Il n’y a pas eu de surprise au congrès de la Fifa ce mercredi à Moscou. La fédération internationale de football a attribué l’organisation de la Coupe du Monde 2026, la première réunissant 48 pays contre 32 actuellement, au trio USA-Canada-Mexique.

Afin de faire taire les critiques sur le manque de transparence des précédentes procédures d'attribution et les soupçons de corruption, le vote a été ouvert aux représentants des quelque 200 membres de la Fifa (hormis les pays candidats) et non pas au seul comité exécutif constitué d’une vingtaine de personnes.

La Coupe du Monde de L'Echo

En attendant 2026, concentrons-nous d'abord sur la Coupe du monde qui commence demain en Russie et vers laquelle les Diables se sont envolés ce mercredi. 

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Seul concurrent en lice, le Maroc n’a pas fait le poids. Le trio nord-américain l’a emporté par 134 votes contre 65 pour le pays nord-africain. Malgré le soutien de la plupart des pays africains et de grandes nations du football comme la France, le Maroc échoue pour la cinquième fois après ses candidatures avortées en 1994, 1998, 2006 et 2010.

Première à trois pays

C'est la première fois qu'un Mondial se tiendra dans trois pays. Jusqu'ici, seule l'édition 2002, organisée conjointement par la Corée du Sud et le Japon, avait impliqué plus d’un pays. C’est la 3e fois que le Mexique accueille l’événement après les éditions de 1970 et en 1986, la deuxième pour les Etats-Unis (1994) et la première pour le Canada.

60 des 80 rencontres seront organisées aux Etats-Unis, 10 au Mexique et 10 au Canada. Les USA accueilleront également tous les matchs à partir des quarts de finale.

Arguments sonnants et trébuchants

C'est une victoire pour le président de la Fifa, Gianni Infantino.

C’est une victoire pour le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui défendait la candidature du trio américain. Celle-ci présentait les arguments les plus solides avec 23 stades quasi opérationnels (dix-sept aux USA, trois au Mexique et trois au Canada) contre quatorze au Maroc dont sept sont encore à construire. Les membres de la Fifa ont donc sans doute voulu se prémunir contre les critiques, alors que l’organisation est régulièrement accusée de folie des grandeurs.

La candidature américaine offrait aussi le meilleur "return" financier pour la Fifa, soit 14 milliards de dollars de recettes, grâce à la capacité de ses stades et à l’attrait de ces trois pays pour les sponsors, contre 5 milliards de dollars pour le Maroc.

14
milliards de dollars
C'est le montant des recettes promises à la Fifa par le trio organisateur de la Coupe du monde 2026.

Élu à la tête de l'instance le 26 février 2016, Infantino, qui joue sa réélection dans un an, s'est efforcé de redorer l'image de la Fifa après le scandale de corruption qui avait entraîné la démission de son prédécesseur. Mais son souci de la transparence a aussi fait grincer des dents, à l'image de sa "task force", la commission chargée de l'évaluation des deux candidatures au regard d'une série de critères définis (infrastructures, hébergement, transports, budget...).

Verdict: le dossier du Maroc "a obtenu une note globale de 2,7 sur 5" contre "4 sur 5" pour le trio Etats-Unis/Canada/Mexique. Un élément qui a pu peser.

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