Quand les Diables ont rendez-vous avec l'Histoire

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Belgique-Brésil sera-t-il "le" match référence des Diables? Supporters, VIP et chaînes de télé y comptent ferme.

C’est le grand soir pour les Diables Rouges. Sur le coup de 20 heures à Kazan, la Belgique affronte le Brésil en quart de finale de la Coupe du monde. Un match au parfum de revanche seize ans après l’élimination des Belges par les Brésiliens lors du Mondial 2002; des Brésiliens bien aidés à l’époque par le corps arbitral, et qui allaient par la suite remporter leur 5e trophée.

Pour la fameuse "génération dorée" des Diables Rouges, c’est le moment ou jamais. Celui de battre enfin une grande nation du football dans le cadre d’une compétition officielle (la victoire en poules face à une Angleterre calculatrice ne pouvant pas servir de référence) et de rejoindre leurs aînés de 1986, demi-finalistes du Mondial au Mexique.

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Mille fans à Kazan

Inutile de dire que depuis la "remontada" face au Japon lundi dernier, ce match est au centre de toutes les conversations, que ce soit au bureau, au café du commerce, en famille ou entre amis. Pour les fans les plus acharnés des Diables – et qui ont économisé pour –, ce match s’apparente à un rendez-vous unique avec l’Histoire. "À l’issue de la victoire contre le Japon, 200 billets supplémentaires ont été mis en vente, ils sont tous partis, indique Tijs Cools, coprésident de "1895", la fédération des clubs de supporters. Mais nous ne sommes pas sûrs que tous pourront s’y rendre tant il est compliqué d’arriver à Kazan."

Les vols Brussels Airlines sont pleins. Ce sera donc le règne de la débrouille pour rejoindre cette ville située à 800 km à l’Est de Moscou. 700 supporters sont certains d’avoir un ticket via la filière de l’Union Belge, "mais on peut estimer à un millier le nombre de fans belges qui seront dans le stade", ajoute Tijs Cools. Ce qui n’est évidemment pas beaucoup. Certains supporters seront sans doute passés par la filière – plus chère – de la Fifa, avec comme conséquence de ne pas être mélangés avec les autres fans belges.

Risques calculés

Et puis, il y a les VIP, ceux qui peuvent se permettre d’acheter des packages, incluant ticket, open bar au stade, etc. Tarif: de 594 à 4.530 euros pour ce 1/4 de finale. C’est l’agence d’événements Verhulst qui a décroché, via la société suisse Match Hospitality, la commercialisation de ces précieux sésames. "Nous en avions une trentaine pour ce match, ils ont tous été vendus, se félicite Alexandre de Chaffoy, CEO de Verhulst. Heureusement parce que nous avions pris un certain risque en commandant tous ces packages."

L’agence avait en effet dû s’engager sur un certain stock de packages avec le risque de ne pas pouvoir tout écouler. Elle a donc eu le nez fin mais a sans doute dû avoir des frissons lorsque les Japonais menaient 0-2. "Nous avons déjà des options pour les demi-finales où nous avons là aussi une trentaine de packages", poursuit Alexandre de Chaffoy selon qui un éventuel pic de demande, si les Belges devaient se qualifier ce soir, pourrait être satisfait. "Nous pourrons récupérer des surplus de tickets auprès d’agences sœurs dans des pays éliminés", dit-il.

Record à battre

À défaut d’encourager les Diables sur place, des millions (!) de Belges suivront bien sûr la partie sur petit et grand écrans. "Un quart de finale de Coupe du monde face au Brésil un vendredi soir: toutes les conditions sont réunies pour que nous battions le record d’audience du match Belgique-Italie de l’Euro 2016 (1,691 million de téléspectateurs sur la RTBF, NDLR)", estime Massimo Papa, directeur général adjoint de RMB, la régie publicitaire de la RTBF. Et pourtant, selon lui, l’audience pourrait être sous-évaluée. "Comme il fait beau, des centaines de milliers de gens iront voir le match dehors sur grand écran, mais cette audience n’est pas comptabilisée. La RTBF l’estime à 20% du total mais à mon avis c’est bien plus."

Côté business, quatre des six écrans pub sont pleins, assure Massimo Papa. Ceux avant et après le match et ceux entourant la mi-temps. RMB avait prédit dans ses estimations budgétaires une accession en quart de finale. Mais si Belgique devait franchir le cap du Brésil, ses tarifs exploseront. 32.500 euros brut le spot de 30 secondes pour la demi-finale: deux fois plus que si c’était un autre pays. Pour la finale, le spot s’envolera à 38.000 euros. "Ce qui devrait nous permettre de frôler le record de recettes enregistrées lors de la Coupe du Monde de 2014", conclut Massimo Papa.

les matchs du jour

- Uruguay-France à 16h.

L'outil conçu par L'Echo et Kick& RushLab donne la France gagnante à 39% contre 33% pour l’Uruguay (égalité à 28%).

- Brésil-Belgique à 20h.

Le Brésil donné gagnant à 55% contre 22% pour la Belgique (égalité à 22%).

 

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