Le milliardaire Peter Thiel investit dans le bitcoin, le cours rebondit

Peter Thiel, le milliardaire co-fondateur de Paypal, a investi des millions en bitcoin. ©Bloomberg

Le cours du bitcoin a rebondi depuis mardi soir. Entre autres depuis qu'on a appris que le milliardaire Peter Thiel avait investi massivement dans cette cryptomonnaie. Mais les mises en garde ne cessent pas contre cet "objet purement spéculatif qui se fait passer pour une monnaie" selon les termes d'Ewald Nowotny (BCE).

Le Wall Street Journal évoque un "pari monstrueux" de Peter Thiel sur le Bitcoin. La firme du milliardaire américain d'origine allemande, Founders Fund, active dans le capital risque, aurait amassé du bitcoin "pour plusieurs centaines de millions de dollars", via plusieurs fonds.

Bloomberg a vite relativisé le montant des investissements en bitcoin du cofondateur de Paypal (avec Elon Musk): ces achats n'auraient pas dépassé 20 millions de dollars.

Conséquence? Suite aux révélations du Wall Street Journal, le cours du bitcoin, qui vivait de durs moments depuis Noël, s'est repris pour approcher à nouveau les 15.000 USD.

Comment "casser" le bitcoin?

Dans le même temps, une nouvelle mise en garde contre la cryptomonnaie la plus célèbre s'est fait entendre.

L'un des membres du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, l'autrichien Ewald Nowotny, s'est prononcé en faveur d'une régulation du bitcoin, "objet purement spéculatif qui se fait passer pour une monnaie", a t-il déclaré dans une interview au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

"Il suffirait d'appliquer la règle de base de toute transaction financière: chaque participant doit divulguer son identité. Cela casserait le bitcoin."

"Nous avons besoin d'une TVA sur le bitcoin qui n'est pas une monnaie."

En clair

Parcourez notre guide "Bitcoin, mode d'emploi"

Le gouverneur de la banque centrale d'Autriche reprend ainsi à son compte le credo de la BCE, qui considère le bitcoin, cette devise virtuelle et décentralisée, comme une bulle plutôt que comme une potentielle concurrente de l'euro mais pointe les risques de blanchiment de capitaux que pose le développement des blockchains et des crypto-monnaies.

"Nous venons de décider de ne plus imprimer de billets de 500 euros pour cette raison et nous assistons à un vaste recyclage de cet argent sale dans le bitcoin."

Le président de la banque centrale autrichienne estime que le bitcoin est avant tout une mode et souligne l'impossibilité à terme de généraliser les paiements avec une monnaie dont le cours est aussi volatile.

"Quand je prends le métro le week-end avec mes petits-enfants il y a toujours quelques personnes qui viennent m'en parler, avant on me demandait si il fallait acheter de l'or."

Des responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont aussi récemment exprimé des craintes sur le sujet, tandis que la Banque centrale de Singapour a recommandé aux investisseurs d'agir avec "une extrême prudence" vis-à-vis du bitcoin.

Contenu sponsorisé

Partner content