Chronique | The Drums - "Brutalism"

©doc

Indie | Anti | Note 3/5

Annoncé comme les rois du "cool" et potentiels "next big thing" à la The Strokes à leur début en 2009, The Drums n’ont en rien suivi la trajectoire prédite. Après 3 albums de bonne facture (spécialement le second "Portamento"), le groupe se sépare. Et c’est en solo que Jonny Pierce a décidé de mener le projet The Drums. "Brutalism" est le deuxième album entièrement réalisé par l’américain. Un disque qui suit la droite lignée des productions du groupe, à la rencontre entre les Smiths et les Beach Boys.

The Drums - "Body Chemistry"

La spécificité de "Brutalism" réside certainement dans la sincérité et la crudité inouïe des compositions, où Jonny Pierce en vient presque à nous lire son journal intime ("626 Bedford Avenue", "Blip of Joy"). Mais la qualité des productions reste globalement en deçà de ce à quoi l’auditeur a été habitué. Car si l’on y retrouve la folie et la binarité des sonorités qui donne ce côté rebondissant aux chansons des Drums, l’album se perd trop souvent en effets superflus ou en ballades mièvres.

Alors que les Drums ont toujours excellé dans la nuance, en exploitant les zones grises des sentiments autant que des sons, "Brutalism" se veut entier dans la douceur comme dans la noirceur et donne l’image d’un disque conçu pour plaire davantage à son créateur qu’à ses auditeurs.

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