Un Thom Yorke sublime et élégant avec "Anima"

©XL Recordings

Thom Yorke est une énigme. Depuis "Pablo Honey" (1993) à "Anima", le leader de Radiohead ne cesse de dérouter l’auditeur et d’emprunter des chemins de traverses dans ses compositions, jetant le trouble sur les certitudes du public albums après albums.

Thom Yorke - "Anima" | Indie | XL Recordings | Note: 5/5

Bien entendu, il existe des constantes. Comme cette atmosphère souvent sombre, moite et inhospitalière que l’on retrouve dans "The Eraser" (2006) ou "Tomorrow’s modern boxes" (2014). Elle est le terreau fertile dans lequel Yorke vient élaborer ses créatures, dont "Anima" en est peut-être la quintessence.

Thom Yorke - Not The News

Impossible d’ailleurs d’extraire l’un ou l’autre titre en particulier tant le disque fait bloc. Bâti autour de nappes de synthétiseurs et de percussions digitales syncopées, le disque explore les arcanes de l’univers de son créateur avec une élégante simplicité. Pas de fioriture ou de superflu, la voix de Yorke se suffit à elle-même.

Pour pousser l’expérience encore plus loin, l’album est accompagné d’un court-métrage réalisé par Paul Thomas Anderson ("There will be blood", "Magnolia"…) et disponible sur Netflix. Un must-see pour les amateurs de danses épileptiques et de dystopie.

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