chronique

Yo La Tengo "Stuff Like That There"

Journaliste

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Depuis plus de 30 ans, le groupe américain Yo La Tengo, fondé en 1984 à Hoboken (New Jersey), souffle le chaud et le froid dans le monde indé. D’abord noisy – sons saturés, épaisseur de la guitare – puis câlin, avec de jolies mélodies pop, Yo La Tengo rétablit des vérités: pour être bon, il faut d’abord être d’accord avec soi-même. Quitte à rester dans l’ombre.

À l’instar de "Fakebook", album culte de 1990, le nouveau "Stuff Like That There" actualise les fondamentaux du groupe – voix opales sur lit de cordes – avec une clarté d’exécution bluffante. Devenu quatuor en réintégrant Dave Schramm à la guitare, Yo La Tengo aligne ainsi 5 titres originaux et 9 reprises, parfaitement homogènes dans leur nouvel habillage sonore.

Ici, nulle guitare distordue, mais de savoureuses ballades pop, passées au caractéristique tamis lo-fi de ces doux encyclopédistes souterrains. Leur longue odyssée sonique (The Parliaments, The Cure,…), qu’ils interrompent pour un intermède de jazz ("Somebody’s Love" de Sun Ra), est captivante d’un bout à l’autre.

Yo La Tengo - "Friday I'm In Love"

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