Une tuile à 1,8 milliard d'euros pour Electrabel

©ANP

Electrabel va devoir payer 1,8 milliard d'euros de provisions nucléaires supplémentaires d'ici fin 2018.

Electrabel, l'exploitant des centrales nucléaires belges, va devoir s'acquitter d'1,8 milliard d'euros de provisions nucléaires supplémentaires en trois ans. Le chiffre est confirmé par Engie, son actionnaire.

EDF Luminus, propriétaire d'une (petite) partie des centrales belges, va lui devoir acquitter quelques dizaines de millions d'euros supplémentaires.

En cause: la décision de la Commission des provisions nucléaires, qui vu l'évolution des taux d'intérêts, a revu à la baisse le taux d'actualisation de ces provisions, qui était jusqu'ici de 4,8%. Le taux d'actualisation est le taux d'intérêt appliqué aux provisions déjà constituées pour déterminer quelle somme sera disponible au moment du démantèlement des réacteurs nucléaires.

Ce sera 4,2% à fin 2016, 3,85% à fin 2017, et 3,50% à fin 2018, comme l'annonçait Le Soir dans son édition de ce mardi.

Ces provisions sont destinées à couvrir les coûts de démantèlement des centrales nucléaires belges et la gestion du combustible usagé. Elles atteignaient, à fin 2015, 8 milliards d'euros.

Synatom, la filiale d'Electrabel chargée d'assurer la couverture de ces coûts, avait proposé à la Commission des provisions nucléaires de conserver le taux d'actualisation de 4,8%. Mais cette commission, chargée de revoir les provisions tous les trois ans, où siègent des représentants de la BNB, de la Trésorerie, de la Creg, du SPF Budget et de la DG Energie, n 'a pas accepté. Il faut dire que le taux de l'OLO à 10 ans est aujourd'hui en dessous d'1%...

Comme le taux d'actualisation diminue, la somme théorique disponible au moment du démantèlement baisse, et Electrabel doit combler la différence.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect