Centrales au gaz: des ONG pro-nucléaires envisagent des actions

En parallèle à la fermeture des réacteurs nucléaires en 2025, le gouvernement a prévu la construction de deux, voire trois centrales au gaz. ©BELGA

La fondation weCARE a adressé un courrier aux ministres de l'Énergie, rappelant l'importance du respect de la convention d'Espoo dans le cadre de la construction des centrales à gaz belges.

Le regroupement d'organisations à but non lucratif weCARE qui défend un mix énergétique très faiblement carboné, avec recours au nucléaire, a menacé, par voie d'un courrier adressé aux ministres de l'Énergie, de prendre contact avec plusieurs autorités nationales. Le but? "Déterminer l'opportunité d'actions envisageables" dans le cadre de la construction de deux, voire trois centrales au gaz sur le territoire belge.

Le gouvernement a prévu la construction de deux ou trois centrales au gaz, avec la condition de ne pas émettre à long terme de gaz à effet de serre.

WeCARE regroupe notamment des associations belges, françaises, néerlandaises et affirme respecter la décision du gouvernement belge de sortir du nucléaire avant 2025. Elle n'en demande pas moins le respect de la convention d'Espoo, un traité datant de 1997 sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans les contextes transfrontaliers.

Émissions nulles d'ici 2050

Cette convention impose de lancer une enquête avant toute prise de décision ou autorisation d'entreprendre une activité susceptible de générer des impacts significatifs sur l'environnement, comme la construction de nouvelles centrales au gaz. "La production supplémentaire de CO2 aura un impact sur le changement climatique mondial, qui pourrait justifier l'absence de restriction géographique au processus de consultation publique", fait valoir l'association dans son courrier.

En parallèle à la fermeture des réacteurs nucléaires belges en 2025, le gouvernement a prévu la construction de deux ou trois centrales au gaz, avec la condition de ne pas émettre à long terme de gaz à effet de serre: les investisseurs potentiels doivent s'engager par écrit à atteindre des émissions nulles ou négatives de gaz à effet de serre d'ici 2050 au plus tard.

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