En Belgique, la plupart des adaptations post-Fukushima sont réalisées

©Jonas Lampens

Engie Electrabel a finalisé plus de 99% de son plan d’actions décidé après Fukushima. Le moins avancé? Belgoprocess, à Dessel, qui n’a mis en œuvre que 90% de son plan d’action.

Lundi, jour anniversaire de la catastrophe de Fukushima, survenue le 11 mars 2011, l’AFCN, le gendarme belge du nucléaire, a publié les rapports annuels de suivi des tests de résistance des établissements nucléaires.

Ces "stress tests", destinés à évaluer la robustesse des grandes installations nucléaires à des événements naturels extrêmes comme les inondations et les tremblements de terre, ont été élargis en Belgique à d’autres scénarios comme les chutes d’avion ou les explosions de gaz.

Sur base des résultats, chaque exploitant a dû établir un plan d’actions, contrôlé par l’AFCN, pour renforcer le niveau de sûreté de ses installations. Un processus achevé en juillet 2013, et dont la mise en œuvre fait depuis lors l’objet d’un suivi annuel.

Fin 2018, Engie Electrabel avait finalisé plus de 99% de son plan d’actions, annonce l’AFCN. Il y a notamment eu le renforcement de 28 structures, systèmes ou composants à Doel et à Tihange (principalement à Tihange 1) pour qu’ils résistent mieux aux tremblements de terre. Il y a eu aussi la construction d’un mur de protection contre les inondations à Tihange. Autre exemple d’action menée: la mise en place d’une alimentation alternative pour les piscines qui accueillent le combustible usé à Doel et à Tihange.

Il reste un point important à terminer: la construction d’un nouveau centre opérationnel à Tihange, qui doit servir de back-up au centre actuel. Les travaux sont en cours, et devraient être terminés en 2019.

Pour les autres installations nucléaires, la situation est un peu plus disparate. L’IRE, à Fleurus, a terminé 100% de son plan d’actions. Le SKC-CEN, à Mol, a terminé 40 des 42 actions qu’il doit effectuer. Il est toujours occupé à construire le nouveau bâtiment qui doit accueillir des diesels de secours récents pour le BR2, et à mettre à niveau son réseau d’eau d’extinction. Deux actions qui devraient être terminées en 2019.

Belgoprocess, lui, n’a réalisé que 90% de son plan d’actions. Un deuxième traitement du contenu des réservoirs de stockage des effluents radioactifs liquides va devoir être effectué, ce qui ne sera pas terminé avant fin 2021. Des travaux doivent encore être menés pour éviter l’accumulation d’eau sur les toitures plates. Une série d’actions liées aux systèmes de détection et de lutte contre l’incendie en cas de perte totale des alimentations électriques doivent également encore être entreprises.

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