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L'étonnant tweet de Marghem

©BELGA

Une déclaration de la ministre de l'Energie sur son compte Twitter a très vite enflammé la twittosphère. Marie-Christine Marghem y dénonce à la manière d'un élu de l'opposition "les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l’énergie".

Etonnant tweet de la ministre de l’Energie, Marie-Christine Marghem (MR), qui relaie le témoignage diffusé sur la RTBF d’un collaborateur d’Electrabel. Un collaborateur qui affirme, sous le couvert de l’anonymat que l’on sait depuis les années 90 que le béton se dégrade, mais que l’entreprise a postposé le plus longtemps possible les investissements de maintenance.

Même si Engie Electrabel conteste formellement ne pas avoir investi dans ses centrales nucléaires, rappelant qu’elle y injecte près de 230 millions d’euros par an, la nouvelle n’est pas vraiment nouvelle. Concernant Doel 3 en tout cas, l’AFCN, le gendarme du nucléaire belge, avait publiquement reproché à Electrabel une certaine négligence. "La dégradation du béton doit être prise en charge par l’exploitant, qui doit mener suffisamment de contrôles dans les locaux concernés et mener, si nécessaire, des travaux de rénovation/réparation. Cela n’a pas été suffisamment fait, ce qui explique que la dégradation a évolué à ce point" expliquait alors l’agence.

"Désolant de constater les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l’énergie" s’exclame la ministre Marghem. "Moi qui croyait (sic) que la sécurité était une priorité!"

Une déclaration qui a très vite enflammé la twittosphère. La ministre de l’Energie est tout de même en poste depuis quatre ans. Et même si la sûreté nucléaire relève de la compétence de son collègue Jan Jambon, elle a passé la moitié de la législature à négocier avec Engie Electrabel, notamment sur la prolongation de Doel 1 et 2.

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