La fin des centrales nucléaires alourdira votre facture de... 15 euros par an

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La ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem, est désormais en possession du rapport demandé au Bureau du plan et au professeur Johan Albrecht. Fin de l'année, la N-VA avait exigé des garanties que la sortie du nucléaire ne plomberait pas les finances des ménages.

Sortir du nucléaire coûtera cher aux ménages. Tel était l'argument avancé par la N-VA qui, de ce fait, avait fin de l'année dernière refusé d'avaliser le pacte énergétique. Les nationalistes avaient exigé des données chiffrées précises sur les conséquences de la fermeture des centrales nucléaires. La ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem, revient aujourd'hui avec un rapport sur le coût supplémentaire pour les citoyens de la sortie du nucléaire. Il s'élèverait ainsi à 15 euros par an et par ménage, lit-on dans La Libre Belgique.

Suite à la sortie des nationalistes, le Bureau du plan et le professeur Johan Albrecht avaient été chargés d'évaluer l'évolution du coût de l'énergie en Belgique dans les années à venir. Ils devaient aussi se pencher sur les divers scénarios envisageables. Leurs conclusions évoquent donc dès 2025 un surcoût pour les ménages de 15 euros par an (hors TVA), soit 1,25 euro par mois.

Selon les experts, ce montant comprend:

→ l'investissement des producteurs dans les centrales à gaz
→ le prix du gaz nécessaire à la production d'électricité
→ les subsides du gouvernement fédéral pour les centrales

En revanche, il ne comprend pas:

→ les frais de démantèlement des centrales
→ les frais de retraitement des déchets nucléaires
→ le coût du soutien au renouvelable

Et que dire du coût pour les entreprises?

La ministre reconnaît que la situation sera "un peu plus compliquée". "Elles sont proportionnellement plus touchées par une augmentation des prix de l'électricité." Marie-Christine Marghem ajoute qu'il pourrait y avoir des discussions avec les partenaires de la majorité pour mettre en place d'éventuelles ristournes pour les entreprises qui font face à une concurrence étrangère.

"Sur base de ces résultats, le pacte énergétique est à portée de main", se félicite la ministre. "En outre, les études montrent qu'il n'y a pas une grande différence de prix entre le scénario sans nucléaire et celui avec deux ou trois réacteurs prolongés, ce qui devrait m'aider à convaincre."   

Dans les rangs bruxellois, la ministre de l'Energie, Céline Fremault, appelle maintenant ses homologues des autres régions à presser le pas. "La ministre fédérale de l'Energie a maintenant entre les mains les chiffres demandés par son partenaire N-VA. Elle dispose maintenant de toutes les pièces nécessaires à le convaincre du fait que la sortie du nucléaire en 2025 est non seulement une obligation légale, non seulement un devoir moral au vu des enjeux de sécurité vis-à-vis de l'ensemble de la population belge et de notre environnement, mais aussi un choix pragmatique et réalisable dans une enveloppe de coûts maîtrisée."

Elle rappelle que pour la Région bruxelloise, le choix a été confirmé en décembre dernier: c'est oui au pacte énergétique! Reste maintenant au Fédéral et à la Région flamande de lui emboîter le pas pour une mise en oeuvre au plus vite de ce pacte.   

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