"Prolonger le nucléaire ne nous rapportera pas autant," (Electrabel)

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Prolonger l'activité des centrales nucléaires au-delà de 2025 rapportera 850 millions d'euros par an à Engie Electrabel, avançait le Bureau du plan. Faux, rétorque Engie Electrabel!

Engie Electrabel conteste les chiffres du Bureau du Plan sur les bénéfices que réaliserait l'énergéticien en cas de maintien des centrales nucléaires 10 années de plus.

Selon le bureau du plan, maintenir les centrales en activité au-delà de 2025, rapporterait annuellement 850 millions à Engie Electrabel. Faux rétorque Engie Electrabel!

Selon elle, le bénéfice atteindrait tout au plus 200 millions d'euros par an et non 850 millions, lit-on dans De Standaard.

Quels sont les arguments avancés par Engie?

→ pour arriver à ce chiffre de 850 millions, seuls les coûts du carburant et d'autres variables nécessaires au fonctionnement des centrales ont été pris en compte. Les frais fixe comme les coûts du personnel, les coûts d'entretien et les taxes n'ont, eux, pas été pris en compte.

→ le calcul ne prend pas en compte les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales.

"Si on prend ces coûts et que les autres hypothèses restent inchangées, il reste un bénéfice sur le nucléaire d'environ 200 millions d'euros, soit beaucoup moins que les 850 millions d'euros utilisés dans les discussions politiques." 

Toutefois, 200 millions par an, même avec un investissement estimé à 1 milliard, reste un bénéfice intéressant. Mais, poursuit Electrabel, ces calculs supposent un prix élevé de l'électricité (73 euros par MWh, soit presque le double du prix actuel). Si les prix n'augmentent pas autant que l'entrevoit le Bureau du plan, ce bénéfice sera encore raboté. 

Enfin de ce montant, Engie déduit encore la taxe nucléaire exigée du gouvernement en échange de la prolongation de Doel 1 et 2; en 2017, Engie Electrabel a versé plus de 150 millions pour quatre centrales.

Les chiffres avancés par Engie Electrabel ne devraient pas plaire à la N-VA. Les nationalistes flamands tablaient sur une forte imposition des bénéfices du nucléaire pour alimenter le fonds sensé financer la phase transitoire vers une autre énergie que le nucléaire. 

Ces chiffres sont également une mauvaise nouvelle pour le développement des énergies renouvelables. Selon le Bureau du plan, la prolongation de deux centrales risque de mettre en péril des projets d'implantation de nouveaux parcs éoliens ou parcs de panneaux solaires.

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