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Le sac-poubelle, indispensable et indémodable

©Shutterstock

Neuf objets qui font partie de notre quotidien. D’où viennent-ils? Qui les fabrique et comment?

Une histoire de chimie

Des petites billes au sac plastique

Le sac-poubelle a été conçu par Harry Wasylyk, inventeur canadien originaire de Winnipeg, et son associé Larry Hansen en 1950. À l’origine, il était uniquement destiné à un usage commercial et les premiers sacs furent vendus à l’hôpital général de Winnipeg. Au même moment, un autre inventeur canadien, Frank Plomp, créait également son propre sac-poubelle mais celui-ci remporta moins de succès. Larry Hansen travaillait à l’époque pour Union Carbide Company, une multinationale américaine fabriquant et distribuant des produits chimiques. Cette dernière rachète l’invention et commence à produire les premiers sacs-poubelle à usage domestique vers la fin des années 60. Les sacs-poubelle étaient et sont toujours fabriqués à partir de polyéthylène à basse densité.

Il est généralement livré aux fabricants sous la forme de petites billes. L’extrusion est le procédé qui va permettre de les transformer en sac plastique. Il consiste à souffler la matière brute préalablement fluidifiée à +/- 200°C et poussée à travers une filière, pour obtenir un ballon (tube), qui après refroidissement sera enroulé sur un mandrin pour faire une bobine de gaine. La qualité d’un sac dépend de sa matière première.

439 kilos
En Belgique, la quantité de déchets ménagers produits par personne s’est élevée à 439 kilos en 2013, selon l’Office statistique de l’Union européenne. Le recyclage et le compostage ont représenté ensemble près des deux tiers (55%) du traitement des déchets.

La production mondiale de polyéthylène ne consomme qu’un pour-cent de la production totale de pétrole et de gaz, ce qui en fait une matière relativement économe, en dépit des fluctuations des cours de l’or noir. D’un point de vue écologique, il peut être réutilisé plusieurs fois. Le polyéthylène recyclé, obtenu à partir de la fonte des déchets et rebuts de fabrication, constitue un second choix dans l’industrie qui ne peut garantir une qualité constante pour ce type de produits.

La révolution du tri sélectif

En Belgique, les 11.000.000 de Belges des 589 communes ont accès à la collecte sélective de déchets d’emballages ménagers.

Sur l’ensemble du territoire, environ 700.000 tonnes d’emballages sont recyclées chaque année. Par habitant, cela correspond à environ 30 kilos de verre, 16 kilos de PMC et 65 kilos de papier-carton, dont 16 kilos d’emballages. 90% des emballages déclarés sont recyclés et 92% sont valorisés, ce qui permet d’éviter chaque année l’émission de 670.000 tonnes de CO2.

Selon l’Office statistique de l’Union européenne, la quantité de déchets produits par les ménages s’est élevée à 481 kilos par habitant en 2013, dans l’Union européenne. Environ 470 kilos ont été traités: 31% ont été mis en décharge, 28% ont été recyclés, 26% incinérés et 15% compostés. Dans son classement, la Belgique fait figure de bon élève: elle a produit 439 kilos de déchets par personne et en a recyclé plus du tiers (34%).

Perspectives

Et si le sac-poubelle disparaissait?

Quand ce n’est pas les prix du pétrole qui pèsent sur les marges, les fabricants de sacs-poubelle doivent fourbir leurs armes contre la concurrence asiatique. Mais il y a pire. Que ce soit au niveau des communes ou des particuliers, les initiatives qui consistent à remplacer les sacs par des conteneurs se multiplient en Belgique et en Europe. La conteneurisation des déchets mettra-t-elle fin à plus de 60 ans d’hégémonie du sac-poubelle?

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