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Objet de tous les fantasmes depuis 8.000 ans

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Neuf objets qui font partie de notre quotidien. D’où viennent-ils? Qui les fabrique et comment?

L’origine

Une histoire qui remonte à l’antiquité

L’ancêtre du préservatif serait apparu vers 6000 avant notre ère au travers d’une statuette retrouvée en Egypte représentant un personnage muni d’un étui pénien. Trois millénaires plus tard, les soldats égyptiens utilisaient des boyaux de mouton ou des vessies de porc pour se protéger des maladies vénériennes. On attribue à l’anatomiste et chirurgien italien Gabriel Fallopio, élève de Vésale, l’invention au XVIe siècle du premier préservatif résultat de recherches scientifiques. Son "fourreau d’étoffe légère destiné à se protéger des maladies vénérienne" et fabriqué sur mesure aurait en effet été élaboré suite à des tests sur plus d’un millier d’hommes. Celui-ci fut concluant, aucun d’entre eux n’ayant attrapé la "carie française" ou syphilis. À l’époque, où l’hygiène était encore élémentaire, la fonction contraceptive n’apparaissait qu’en second plan des préoccupations des utilisateurs.

27 milliards

C’est le nombre de préservatifs qui devraient être fabriqués en 2015, générant 6 milliards de dollars de ventes. Dans les années 60-70, le marché du préservatif a souffert de l’arrivée de la pilule contraceptive avant de rebondir dans les années 90 avec le développement du sida. Aujourd’hui, l’Afrique et l’Asie sont les premiers relais de croissance de ce marché encombré où l’on compte une bonne douzaine d’acteurs globaux. Durex en est le n°1 mondial avec 26% de parts de marché.

La légende veut que le célèbre Casanova, grand séducteur devant l’éternel, soit le premier à l’avoir appelé "capote anglaise", surnom qu’on lui donne encore aujourd’hui. Le mot préservatif n’apparaîtra quant à lui dans le langage commun qu’en 1780, cent ans avant que ne soit créé le préservatif en caoutchouc, par le fabricant de pneus Goodyear. Ce modèle était, paraît-il, lavable après usage et garanti cinq ans! L’introduction du préservatif en latex tel que nous le connaissons aujourd’hui remonte aux années 1930. C’est à cette époque que naît la London Rubber Company, mieux connue sous le nom de Durex, aujourd’hui leader mondial du marché.

Extension de gamme

D’un objet purement "fonctionnel" (prévention des MST, contraception), les marques essaient de plus en plus de donner au préservatif une connotation plus "olé-olé". Préservatifs à picots, parfumés, colorés, tailles multiples, gels, lubrifiants, sex-toys, préservatifs féminins… l’imagination des fabricants pour développer le marché paraît sans limites.

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Le site de vente en ligne "Le roi de la capote" (sic), qui ambitionne de devenir n°1 européen du secteur, recense près d’une quarantaine de marques, proposant une kyrielle de textures, de toutes tailles de XS à XXXL adaptées à toutes les morphologies. La palme du coup marketing revient une fois encore à Durex qui, en mars dernier, a lancé une application mobile censée faire grimper au 7e ciel ses utilisateurs. En réalité, il s’agissait d’une opération destinée à montrer la présence envahissante de la technologie dans la sphère intime des couples pour les inciter à couper leur smartphone au moment de passer à l’acte.

Durex

Presque un nom commun

N°1 mondial, Durex est pour beaucoup d’utilisateurs presque devenu un nom commun. La firme a été créée en 1929 par la London Rubber Company qui importait des préservatifs et du matériel de coiffure. Depuis, Durex n’a jamais cessé d’innover. Au début des années 50, elle sort son premier préservatif lubrifié tel qu’on le connaît encore aujourd’hui, elle est aussi la première à effectuer des tests électroniques et à lancer le premier préservatif à forme anatomique. Dans les années nonante, elle est la première marque à adopter un label de qualité mondial. Les innovations se poursuivent régulièrement: préservatifs sans latex, avec texture micro-perlée et nervurée "stimulant au maximum les deux partenaires", gels lubrifiants. Le tout assorti d’un marketing tantôt ludique (orienté "plaisir") tantôt grave (prévention des MST) emballé dans des études de marché sur les comportements sexuels ou des partenariats avec des ONG de lutte contre le sida. Tombée dans le giron de Reckitt Benckiser en 2010, Durex fait le bonheur de ce géant des produits d’entretien et de soin qui lui attribue l’essentiel de sa croissance au premier semestre 2015. Seule ombre au tableau: elle ne parvient pas à percer aux Etats-Unis, le marché numéro un, archi-dominé par son concurrent Trojan.

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