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Soufflez dans la bouteille

Neuf objets qui font partie de notre quotidien. D’où viennent-ils? Qui les fabrique et comment?

Successeur du PVC

©SHUTTERSTOCK

Les bouteilles en plastique en PVC ont connu un essor dantesque dans les années 60. Un matériel qui se verra remplacé fin des années 80, début des années 90 par le PET (polyéthylène téréphtalate). À la base des bouteilles plastiques, les "macromolécules synthétiques" obtenues grâce à une réaction chimique appelée "polymérisation" qui a pour effet d’unir des molécules entre elles. Des molécules de plastique vierge qui sont toutes issues d’hydrocarbures tels que le pétrole, le charbon, le gaz naturel que l’on a soumis à diverses réactions chimiques.

72,8%
Selon les données de FostPlus, 72,8% des bouteilles et flacons en plastiques sont recyclées en Belgique, soit plus de 65.000 tonnes. Une société comme Coca-Cola indique que ses bouteilles en PET en Belgique contiennent 32% de matériaux recyclés.

Le PET a d’abord permis de diminuer de 30% le poids des bouteilles. Ensuite, la composition moléculaire de la bouteille fournit d’excellentes barrières pour les huiles et les alcools. Là où le PET se distingue du PVC, c’est qu’il se déforme à des températures plus hautes que celui-ci. "Il est actuellement possible de remplir à chaud de nouveaux types de bouteilles en PET qui ne perdent pas leur forme ou leur rigidité lors du remplissage", revient-il de la firme Resilux.

D’abord produit sous forme de pellets, le plastique PET est séché. Il est ensuite fondu et coloré si nécessaire. Par injection, le producteur fait ce qu’on appelle des "préformes". Celles-ci peuvent être directement soufflées en bouteille ou livrées chez les producteurs de boissons et autres. L’avantage de cette dernière technique est que les volumes transportés vers des entreprises d’embouteillage sont donc plus petits.

Savoir-faire belge

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L’histoire du plastique est fortement liée à la Belgique. "Le Belge Leo Baekeland est considéré comme le père de l’industrie plastique. En 1907, il a découvert la première matière plastique synthétique, baptisée bakélite", rappelle Federplast, l’association belge des producteurs d’articles en plastique et en caoutchouc. Chiffres à l’appui: la Belgique serait championne du monde dans la transformation de matière plastique avec 180kg et une production de 1.000 kg par habitant et un secteur plastique qui serait "le premier secteur à contribuer à la balance commerciale belge" à hauteur de 8 milliards d’euros. Les habitués de la Bourse connaissent par exemple bien la société Resilux cotée à Bruxelles et qui a fait de la bouteille PET sa spécialité. Resilux a vendu près de 5 milliards de "préformes" et 4,5 milliards de bouteilles en PET en 2014.

Un produit de grande consommation comme le lait reflète bien l’évolution des usages dans les bouteilles grand public. Depuis l’apparition de la pasteurisation et de la production industrielle de bouteilles en verre, le lait était livré à domicile. La bouteille en plastique jumelée au réfrigérateur auront raison d’un modèle de livraison largement répandu. C’était la fin des "milkmen" que certains nostalgiques tentent aujourd’hui de faire revivre au nord de la Manche. Le lait, lui, continua d’évoluer au fil des technologies. Avec le Tetra Pak, comme pour la bouteille PET, la fabrication et le remplissage se font en même temps, sous vide d’air.

"Aujourd’hui, entre Tetra Brik et PET, le cœur du lait balance. Les deux emballages se partagent le marché", explique la marque de lait Fairebel.

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