Un parfum de dolce vita pour Alexandre Terlinden

©Anthony Dehez

Entre sa famille et un métier très prenant, le CEO de Delitraiteur prend le temps de se détendre devant un verre ou dans la piscine du château Sainte-Anne. Un havre de paix à 5 minutes de chez lui.

Il vient ici incognito. Et pas pour rencontrer du monde. Si Alexandre Terlinden est un habitué de l’écrin de verdure entourant le château Sainte-Anne, à Auderghem, c’est avant tout pour son cadre idyllique et apaisant.

L’administrateur délégué de Delitraiteur, l’enseigne du groupe Louis Delhaize (Cora, Match…) spécialisée dans les "solutions repas", évite, a priori en tout cas, les contacts professionnels. Le Royal international club Château Sainte-Anne, installé depuis 1996 dans ce domaine de 5 hectares, c’est plutôt l’affaire de son épouse, en charge des finances de l’équipe de gestion. "Je ne suis pas très club d’affaires, d’autant que je n’ai déjà pas beaucoup de temps pour moi et mes enfants", dit Alexandre Terlinden.

CV Express

Alexandre Terlinden a fait des études de Sciences politiques à l’ULB, complétées par un master en Management à la Solvay Business School.

Il fait un passage éclair dans les assurances avant de se tourner vers l’alimentaire.

Il travaille notamment à la centrale d’achat chez Carrefour Belgique.

En 2002, il passe chez Louis Delhaize en tant que Product manager.

Il devient directeur du marketing de Delitraiteur en 2008.

Depuis 2013, il en est l’administrateur délégué.

C’est pourtant son épouse qui, par son activité professionnelle, lui a permis de découvrir les lieux il y a deux ans. Depuis lors, Alexandre Terlinden a fait de ce havre de verdure situé à un jet de pierre du château de Val Duchesse un jardin d’éden où il peut prendre du recul, se détendre, déjeuner en paix, faire du sport, avec ses trois filles ou avec des copains.

Un endroit qui "gagne à être connu"

"C’est un endroit peu connu à Bruxelles, mais il gagne à l’être", dit-il. Ce château du XIXe siècle, racheté en 1840 par Henri de Brouckère, bourgmestre d’Auderghem, a été repris par l’État belge en 1959. Deux ans plus tard, il accueillait le Royal international club Château Sainte-Anne, qui se positionne plutôt comme un lieu d’accueil et de rencontres que comme un cercle d’affaires.

Autour du château, un parc, une petite plaine de jeux pour enfants, une piscine, des terrains de tennis et, depuis peu, un terrain de paddle forment un lieu où prédomine une atmosphère familiale et bon enfant.

"Quand je viens ici au printemps et en été surtout, et quasi jamais en hiver , c’est avant tout pour me détendre, raconte Alexandre Terlinden. J’habite à cinq minutes, je peux facilement venir faire un petit plongeon, lire mon journal, déjeuner, prendre un verre. Jouer au tennis aussi, avec mes deux aînées notamment, qui ont 15 et 17 ans. Elles commencent à avoir un joli coup de raquette."

Facile aussi de piquer une tête quand la météo s’y prête, comme c’est le cas actuellement. La piscine du château, c’est tous les avantages de la piscine chez soi sans les inconvénients. De quoi permettre à ce sportif dans l’âme de se dépenser sans compter, si possible avec ses enfants.

"Bien manger, c’est aussi pour moi un moment de détente."
Alexandre Terlinden
Administrateur délégué de Delitraiteur

Car pour le patron de Delitraiteur, la pratique du sport est incontournable. "Cela fait partie de mon équilibre, c’est presque une drogue. Pour moi, le sport est un moyen de décompresser. Il faut que je puisse en faire deux à trois heures par semaine, quel qu’il soit."

Ancien joueur de football en salle, qu’il a dû arrêter à cause de problèmes à la cheville – mais qu’il envisage de recommencer à pratiquer –, Alexandre Terlinden joue aussi au tennis depuis son plus jeune âge. "À l’époque, j’ai dû être classé C30. J’aimerais reprendre les interclubs, mais le problème c’est que cela prend du temps."

ses vacances de l’été

Cette année, Alexandre Terlinden part en famille au Portugal. «J’en suis ravi. J’espère pouvoir découvrir le kitesurf avec mes deux aînées», dit-il.

Sa cantine de l’été

Amateur de gastronomie, le patron de Delitraiteur avoue un faible pour le restaurant My Italian friends à Waterloo. «C’est idéal pour un lunch rapide et bon. Ils proposent une cuisine italienne simple et goûteuse. En outre, le service est rapide et l’accès aisé.»

ses livres de plage

Faute de temps, Alexandre Terlinden avoue ne pas être boulimique de lecture. Mais il se dit grand amateur de l’écrivain français Frank Thilliez.«Faute de nouveau livre cette année, je me lance dans la lecture des livres de Jean-Christophe Grangé, en particulier son dernier titre: ‘La terre des morts’.»

son tube de l’été

«Panic Room» d’Aura & Camelphat

Assez paradoxalement, le patron de Delitraiteur fait moins de sport en été qu’en hiver. Une simple question d’organisation d’agenda. "Aussi bizarre que cela puisse paraître, je suis moins organisé en été. On est plus dépendant de la météo, et il y a plus de sollicitations extérieures."

Âgé aujourd’hui de 47 ans, le patron de Delitraiteur s’est aussi découvert une nouvelle passion: le golf. Qu’il pratique depuis deux ans sur le green de Sterrebeek, mais pas assez assidûment à son goût. Manque de temps.

"C’est très frustrant parce que pour descendre de handicap, il faut beaucoup jouer, ce que je ne fais pas. Par contre, dès que je suis sur un terrain, je trouve cela très reposant, mais plus pour l’environnement relaxant que pour la qualité de mon jeu", explique-t-il.

Privé et boulot 7 jours sur 7

Comme la plupart des chefs d’entreprise, Alexandre Terlinden est très pris par son métier. "Quand vous pilotez une entreprise, vous le faites quasiment 24 heures sur 24, parce que vous êtes toujours dans la réflexion. Mes enfants me reprochent parfois de ne pas les écouter. Et c’est vrai que mes journées s’entrecoupent de privé et de boulot sept jours sur sept."

D’où l’importance de se trouver un havre de paix où l’on peut déconnecter. Pour Alexandre Terlinden, une petite halte au domaine du château Sainte-Anne est parfaite à cet égard.

Ses autres lieux privilégiés sont d’ailleurs eux aussi propices à la dolce vita. Bon sang ne saurait mentir, ce patron d’une société active dans les "solutions repas" est en effet féru de gastronomie.

"J’habite à cinq minutes, je peux facilement venir faire un petit plongeon, lire mon journal, déjeuner, prendre un verre."
Alexandre Terlinden
Administrateur délégué de Delitraiteur

"Bien manger, c’est aussi pour moi un moment de détente. J’aurais d’ailleurs pu proposer une rencontre chez Alain Bianchin à Overijse, un jeune chef étoilé qui a beaucoup de talent et chez qui j’aime beaucoup aller manger", dit-iL

Le boulot, la famille, le sport, les relations privées: une journée étant limitée à 24 heures, il ne reste plus beaucoup de temps pour faire autre chose. Alexandre Terlinden n’est donc pas du genre à écumer les musées ou les librairies.

"Je suis toujours étonné de voir ce que certaines personnes arrivent à faire: lire, se cultiver, faire du sport… Je ne sais pas comment elles font. À un certain moment, j’ai besoin de dormir. Avec les piliers que sont le sport, la famille et les amis à côté du boulot, mes journées sont déjà suffisamment remplies."

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