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Pierre De Muelenaere, un randonneur aux valeurs familiales

©IMAGELLAN

Le patron de la société néolouvaniste I.R.I.S. est féru de sport, de musique et de randonnées. Pour cet ancien boy-scout, on sent néanmoins que c’est le temps passé en famille qui prime.

Sport, famille, musique et randonnées pourraient être les maîtres-mots de ce que Pierre De Muelenaere, le patron d’I.R.I.S., aime faire pendant son temps libre. Celui qui est parti de rien pour en arriver à développer une société internationale spécialisée dans la gestion informatique de documents n’était pourtant pas, a priori, persuadé de se spécialiser dans ce domaine. "J’ai la fibre de l’enseignement", explique-t-il. Il aurait bien penché à l’époque vers des études pour devenir professeur de français, de mathématiques ou de gymnastique. C’est finalement en écoutant son professeur de mathématiques de l’époque, qui aurait rêvé d’être ingénieur, qu’il a choisi sa voie. L’enseignement, il ne l’a d’ailleurs pas rayé de sa tête. Qui sait si, dans le futur, il s’y consacrera? Il est d’ailleurs amusant de constater que l’autre cofondateur d’I.R.I.S., Jean-Dider Legat, qui avait travaillé avec De Muelenaere à la création du prototype à la base de l’entreprise, s’est lui tourné vers l’enseignement dès 1990, trois ans après la création de la société.

Une âme de sportif

CV Express

Né le 25 octobre 1958 à Bruxelles, Pierre de Muelenaere obtient à 22 ans son diplôme d’ingénieur civil spécialisé en microélectronique à l’UCL, avec "la plus grande distinction".

En 1987, il décroche le grade de docteur en sciences appliquées. Dans le cadre de sa thèse, il a développé un prototype visant à reconnaître des caractères sur des documents. Cette machine intégrait matériel et logiciel.

La même année, il lança sa société pour commercialiser sa machine. Ayant réussi à faire rentrer Ackermans & van Haaren à concurrence de 75 millions de francs belges dans le projet, il dû aussi s’endetter personnellement pour lancer l’entreprise. "Le risque était donc maximum pour moi", avoue-t-il.

Le reste de sa vie a été corrélé au développement de sa société où il devint CEO en 1991 alors que jusque-là, il y officiait comme vice-président et directeur de la recherche. Cette même année AvH sort du capital. Avec Pierre Rion, De Muelenaere rachète alors sa compagnie.

Plutôt que la microélectronique, c’est d’abord le sport qui a occupé une place de choix dans la vie de Pierre De Muelenaere. Il a fait de la gymnastique intensive dès les études secondaires et participait à des compétitions de ce sport qui lui demandait "de 10 à 12 heures d’entraînement semaine". Une discipline qu’il a continué à exercer durant ses études universitaires. "La gymnastique m’a donné le goût du sport. C’est un sport précis, exigeant, une discipline individuelle où vous n’avez pas le droit à l’erreur" raconte De Muelenaere. Selon lui, les qualités développées dans la pratique sportive l’ont aidé dans son parcours professionnel. "Le sport est une école de vie et possède beaucoup de similitudes avec le monde du travail comme le goût de la compétition, les efforts, la préparation soignée et la performance". Des atouts qu’il considère comme essentiels dans ces deux sphères.

Le sport, il le pratique et dans une moindre mesure, il le suit. Il aime notamment regarder l’athlétisme à la télévision et l’année passée, il s’est rendu au Mémorial Van Damme. Il suit également le football et est supporter d’Anderlecht. Un choix logique pour ce Bruxellois d’origine, qui est désormais bien ancré à Louvain-la-Neuve. Une ville qu’il a vu évoluer et qu’il connaît depuis le début; "à beaucoup d’égards, c’est un chouette projet" estime-t-il. Sa fibre de supporter mauve lui vient de sa grand-mère qui était devenue supportrice du club de Saint-Guidon après que son club de coeur, l’Union Saint-Gilloise, ait été déclassé.

Plus tard dans sa vie, l’homme de 51 ans a tout naturellement pratiqué le football de manière régulière dans une équipe de vétérans au Royal Ottignies Stimont. Il y officiait comme attaquant. Cette période, il en a gardé de très bons souvenirs en raison de "la première, de la deuxième et surtout de la troisième mi-temps" plaisante-t-il. Dans son équipe il officiait comme attaquant droit ou gauche, "là où je ne risquais pas de faire une erreur fatale qui provoquerait un goal", rigole-t-il. Sa passion pour le sport, il la complète avec des marches le week-end et des balades occasionnelles en vélo, "moins que ce qui est sain", avoue-t-il mais "vous savez, je suis quelqu’un de très occupé". Ce sont surtout les randonnées en montagne durant les vacances qui ont désormais sa préférence. Il les pratique en Italie, en Suisse ou en France. Une passion qui, comme à sa femme, lui vient de son plus jeune âge où il a fait partie du Patro de Bourgeois, un lieu-dit de la commune de Rixensart.

Journal papier ou presse en ligne?
Le journal papier. Nous recevons, chez I.R.I.S., L’Echo tous les matins. Dans ma famille pour s’informer, c’est journal parlé à la radio et presse écrite.

Thé ou café?
Café matin, thé le soir.

Mac ou PC?
PC au boulot et Mac à la maison. Chez I.R.I.S., on fait du développement sur les deux plateformes.

Blackberry ou iPhone?
L’iPhone depuis le début. Je trouve que le produit d’Apple a une excellente conception et un bon design.

Standard ou Anderlecht?
Anderlecht. Je suis bruxellois et ma grand-mère était supportrice de l’Union Saint-Gilloise. Quand ils ont été déclassés, elle s’est mise à supporter Anderlecht. C’est de là que ça me vient. Mais je ne suis pas un supporter qui n’aime que son équipe. Je vis le match et j’aime surtout le beau jeu.

Chien ou chat?
Chien. J’en ai eu toute ma jeunesse. A l’époque, j’étais d’ailleurs éleveur d’animaux. Des souris, des cochons d’Inde, des perruches, des colombes et évidemment des chiens. Mais mon épouse n’est pas très animaux et donc nous n’en avons pas. C’est vrai que ça me manque un peu.

Beatles ou Rolling Stones?
J’aime les deux, mais je serais plutôt Supertramp ou Queen. Je trouve ça plus riche musicalement.

Tijd ou Echo?
Je vous laisse deviner. (Rires)

Briefing ou debriefing?
Les deux sont très importants. Dans ma manière de travailler, on prépare beaucoup les réunions.

Couche-tôt ou lève-tard?
Couche-tôt et lève-tard. Je suis quelqu’un qui, contrairement à d’autres, a besoin de dormir. Mon horaire habituel de sommeil, c’est 23h-7h.

Bière ou vin?
Les deux. Une bière pour commencer et puis du vin.

Zen ou hyperactif?
D’après ma femme, je serais plutôt un hyperactif. Je suis calme en apparence et très stressé intérieurement.

La fibre familiale

Ses 3 enfants ont également accroché aux mouvements de jeunesse et sont à leur tour chefs dans divers mouvements. Sa femme aussi a été cheftaine, dans le village où ils sont domiciliés, "ce qui fait qu’on a créé des liens forts avec plusieurs familles". Sur les mouvements de jeunesse, l’ingénieur en microélectronique en connaît un rayon. Il peut vous expliquer en détail les différences entre le scoutisme et le patronage.

Il est heureux que ses enfants l’aient accompagné durant ses dernières vacances de randonneur, car cet homme de famille est aussi à un tournant qui est le lot de tout parent. Sa fille de 21 ans, qui fait des études d’architecture va faire un Erasmus en Allemagne, son fils de 17 ans envisage de partir un an à l’étranger à la fin de ses humanités et son autre fils de 19 ans parle de prendre un kot à Louvain-la-Neuve "alors qu’on habite à côté, on se demande pourquoi!", ironise le patron qui avoue qu’il va connaître "un vrai changement".

Ses passions personnelles, il a essayé de les inculquer à ses enfants. Il passe beaucoup de son temps libre en famille, ce qui paraît essentiel à ses yeux. "On les a tous les trois inscrits au piano, dans des mouvements de jeunesse et dans des clubs sportifs. J’ai cru que comme moi, ils accrocheraient au sport mais non." Finalement, ce sont les deux autres activités qui l’ont emporté. Ses trois enfants se sont passionnés de musique et font chacun partie de groupes de rock. "Il y a un sacré bruit à la maison", sourit-il. Il va volontiers assister à leurs représentations respectives et aime particulièrement quand ils jouent du jazz au piano ou du jazz manouche. Leur musique rock, c’est juste que c’est "plus costaud", nuance-t-il, tout en faisant remarquer que ses enfants lui font redécouvrir des morceaux de son temps, comme certains titres des groupes Supertramp ou Queen.

"La musique c’est une belle passion qui accapare beaucoup de temps", conclut-il sur le sujet. Lui-même, il s’est intéressé très tard à la musique. Une matière dans laquelle il est relativement autodidacte. "Je n’avais jamais vu une note de musique de ma vie!" . Aujourd’hui il s’essaye à divers instruments comme la guitare, le piano, l’harmonica ou l’accordéon. "Mon épouse et moi-même, nous jouons de la guitare en amateur. J’apprécie la musique traditionnelle irlandaise ou bretonne".

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