ING Belgique a fourni des comptes offshore à des oligarques russes

L'ancien patron d'ING Belgique Rik Vandenberghe affirmait en mai 2016 que la banque n'avait pas de contacts avec des structures dans des paradis fiscaux. ©BELGA

La succursale genevoise de l'entité belge a aidé des russes fortunés à parquer leur argent dans des paradis fiscaux. Ce sont les dernières révélations des Panama Papers.

Une succursale d'ING Belgique basée à Genève hébergeait toujours, en 2017, des comptes logés dans des sociétés offshore au bénéfice de Russes fortunés actifs dans les secteurs du gaz et du pétrole. C'est ce que révèlent ce samedi De Tijd, Le Soir et le magazine Knack, sur la base des documents fuités dits Panama Papers.

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sociétés offshore
Au moins 25 sociétés offshore sont connectées à la succursale "ING Belgium, Geneva branch", dont ING Belgique est responsable juridiquement.

Auditionné en mai 2016 dans le cadre de la commission spéciale sur la première livraison des Panama Papers, l'ancien patron d'ING Belgique Rik Vandenberghe avait affirmé que la banque ne souhaitait pas participer à l'élaboration de constructions offshore visant à éluder l'impôt, et qu'elle n'avait pas de contacts avec des structures dans des paradis fiscaux.

 Il ressort aujourd'hui qu'ING Belgique apparaît à 965 reprises dans la nouvelle fuite des Panama Papers. Au moins 25 sociétés offshore sont connectées à la succursale "ING Belgium, Geneva branch", dont ING Belgique est responsable juridiquement.

Certaines sociétés offshore ont été liquidées ou abandonnées, mais d'autres structures exotiques sont toujours actives. Dans la majorité des cas, les clients derrière ceux-ci sont des Russes fortunés et actifs dans le gaz et le pétrole, un secteur considéré par le régulateur bancaire néerlandais comme présentant des risques élevés de corruption ou de blanchiment.


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