26.000 chansons dans un paradis fiscal

La chanson All I Wanna Do de Sheryl Crow fait partie des morceaux rachetés par First State Media. ©AFP

L'industrie de la musique a aussi sa place dans les Paradise Papers. Les droits d'auteur de 26.000 chansons n'ont pas été taxés. Parmi les chanteurs, on retrouve de (très) grands noms comme Bob Marley, Sheryl Crow ou Avril Lavigne.

La société First State Media s'est constitué un catalogue de 26.000 chansons, logées à Jersey. Un stratagème qui lui permet de ne payer aucune taxe sur les droits d'auteur touchés, rapportent vendredi les journaux ayant participé à l'enquête autour des Paradise Papers.

First State Media commence à racheter des chansons dès septembre 2006. Plus précisément les droits d'auteur de ces chansons. Les investissements s'enchaînent à très grande vitesse jusqu'en 2010.

Il y en a pour tous les styles: jazz, R&B, soul, pop, rock, reggae, disco, country. Et pour toutes les générations, de 1940 à aujourd'hui: Duke Ellington, The Carpenters, Sheryl Crow, Bob Marley, Evanescence, Kelly Clarkson, John Denver ou Avril Lavigne.

En moyenne, les droits des 26.000 titres ont rapporté 5,6 millions de dollars par an à FS Media entre 2009 et 2012.

L'île de Jersey, à 22 km de Normandie, a déjà fait son apparition dans les Paradise Papers en ce qui concerne les optimisations fiscales d'Apple. Le cabinet d'avocat Appleby, au coeur du scandale, y a un bureau qui sert de boîte aux lettres pour entreprises qui veulent profiter du régime fiscal intéressant de l'île.

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