Objectif officiel: empêcher un réchauffement de 1,5°C

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Les négociateurs de la COP21 travaillent sur base d’un nouveau brouillon d’accord qui vise un objectif de réchauffement de 1,5°C. La France espère toujours un accord ce vendredi.

Le sprint final peut commencer. La présidence de la conférence climatique a présenté ce qu’elle espère être le dernier brouillon de l’accord de Paris sur le climat. Le nombre de crochets, qui marquent les questions à trancher, a été significativement réduit. Et l’ambition globale de l’accord est résumée dans une phrase plus ambitieuse que ce que les précédents accords de l’ONU avaient fixé: il s’agirait désormais de maintenir la température globale "bien en dessous de 2°C" et de "poursuivre les efforts pour limiter cette augmentation de température à 1,5°C".

1,5°C
À supposer que la phrase reste en l'état, le fait d'inscrire noir sur blanc la valeur 1,5°C dans l'accord climatique est un succès.

Pour qu'elle s'autorise à une telle avancée, il faut soit que la France estime qu'un terrain d'entente a été trouvé sur le sujet, soit qu'elle ait décidé de tenter une percée. Les parties devaient analyser le texte en fin de soirée, jeudi - il faut voir si aucune ne s'opposera à poursuivre les travaux sur base du nouveau texte. À supposer que la phrase reste en l'état, le fait d'inscrire noir sur blanc la valeur 1,5°C dans l'accord climatique est un succès.

Des points clés restent à trancher

"Je pense être en mesure de présenter [vendredi] ma proposition de texte final."
Laurent Fabius
Président de la COP21

Après la présentation de ce nouveau texte, les négociateurs devaient reprendre leurs travaux en fin de soirée en vue d’aboutir avant le week-end. "Je pense être en mesure de présenter [vendredi] ma proposition de texte final", a annoncé Laurent Fabius, qui préside la conférence des parties à la convention de l’ONU sur le climat (COP21). Rien ne permet de dire que le calendrier sera respecté, et certaines voix – chinoises notamment – ont clairement indiqué, avant la publication du nouveau texte, qu’il ne fallait pas attendre d’accord avant samedi.

L’accord, a souhaité Laurent Fabius, sera universel, juridiquement contraignant et ambitieux. Mais des points clés restent à trancher. L’essentiel de la négociation est toujours concentré sur trois grandes questions.

La différenciation, d’abord, qui doit déterminer l’ampleur du rôle de chacun dans la réduction des émissions: quelle part les pays émergents doivent-ils prendre? Le financement ensuite, qui doit fixer la nature et le rythme du soutien des pays industrialisés aux pays en voie de développement pour réduire les émissions que génère leur développement et s’adapter aux conséquences néfastes du réchauffement. Enfin, la question de l’ambition reste ouverte par certains aspects: même si un terrain d’entente semble avoir été trouvé sur la formulation de l’objectif à long terme, il reste à déterminer comment le traduire en objectifs de réduction de CO2 et comment ajuster les engagements nationaux à cet objectif global.

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