Publicité
Publicité

"C'est toujours l'entrepreneur qui choisit le moment de vendre"

La cession transmission d’Ardennes Etape est passée entre les mains de l’équipe de Copilot. ©Ardennes Etape

Transmettre ou acheter une entreprise est un acte important pour un entrepreneur. Pour les accompagner, des sociétés sont spécialisées dans la cession et transmission d’entreprise. C’est le cas de Copilot qui fête ses vingt ans aujourd’hui.

Pour un entrepreneur, vendre sa société est un moment d’émotion. Et acheter une société représente aussi un risque. Dans les deux cas, cela prend du temps: entre neuf mois et deux ans. Logique au regard des étapes à franchir avant de devenir le nouveau maître à bord ou regarder, le cœur serré, la réalisation de sa vie passer en d’autres mains. Et sauter l’obstacle de la peur.

Copilot
  • Fondé en 1998 à Liège
  • Emploie six personnes
  • A déjà travaillé pour les sociétés suivantes: Zizi Coin Coin, Doyen, Ardennes Etape, Maison Gilson, Icarus, Atelier RC, Go Travaux, Ingénieurs BCT, Weauter, Degotte Units, Dardenne Outillages de précision, Henri Léonard & Fils, MID Finance,…

Ces dernières années, des sociétés se sont spécialisées en cession et transmission d’entreprises et font leur place aux côtés des notaires, avocats et autres comptables. C’est le cas notamment de la société Copilot, qui fête ce 27 septembre ses vingt ans d’existence. Elle se présente comme le premier cabinet constitué et l’un des plus grands cabinets de cession et transmission d’entreprises en Wallonie. "Nous sommes implantés à Liège depuis 1998. Notre cabinet est composé d’une équipe pluridisciplinaire de six personnes. Nous intervenons depuis la mise en relation entre vendeurs et acheteurs jusqu’à la rédaction de la convention de cession", indique Yves Bessemans, l’administrateur délégué. Quand un entrepreneur décide de vendre? "Il n’y a pas de règle. Cela peut être lié à l’âge, à l’absence ou à la non-volonté des héritiers ou pour toute autre raison. Il n’y a donc pas de règle si ce n’est que c’est l’entrepreneur qui, in fine, décide du moment", intervient Frédéric Loverius, l’un des associés.

Publicité

Quinze sociétés actives en Wallonie

Selon les chiffres fournis par Copilot, ils ont participé à la vente de 120 sociétés depuis 2010 avec, à la clé, 1.500 emplois maintenus en Wallonie. 90% des sociétés vendues proviennent de la province de Liège mais le cabinet liégeois ne s’impose aucune limite géographique. Ils ont déjà vendu une société à des fonds d’investissement américain et ont ouvert récemment un bureau à Wavre, preuve de leur volonté d’être présent partout en Wallonie.

La Wallonie entreprend

Vous entreprenez? Vous avez des idées pour faire bouger les lignes? Rejoignez la communauté des entrepreneurs:

La newsletter hebdomadaire

- Le groupe LinkedIn

Découvrez aussi notre site dédié aux chefs d'entreprise wallons et l'ensemble de nos articles.

La Région compte quinze sociétés wallonnes actives dans la transmission d’entreprises. Il y a un an, naissait d’ailleurs l’Union professionnelle des intermédiaires en cession d’entreprises. Dans le cadre d’une transmission, le premier contact est déterminant. Il va orienter la suite de la relation. "Vendre ou acheter n’est pas qu’une question d’argent, c’est aussi et avant tout une aventure humaine. On va travailler de concert durant de longs mois, il faut que le courant passe, que la confiance soit totale", concède Samuel Rizzo, également associé. Où trouve-t-il les acheteurs? L’entreprise liégeoise dispose d’une base de données reprenant 650 acheteurs et reçoit en moyenne une dizaine de demandes par mois.

Copilot n’a aucune exclusive en termes de secteur "sauf qu’elle ne traite pas les trop petites transactions comme les commerces de proximité ou indépendant", admet Frédéric Loverius qui refuse aussi restaurants et cafés dans son portefeuille client. "50% des entreprises vendues touchent au domaine industriel (ateliers de fabrication métallique, aéronautique…) mais aussi des entrepreneurs généraux de construction, des chauffagistes, des électriciens. Dans le service pur, c’est moins fréquent. On a eu une période de fiduciaires, des agents bancaires ou d’assurances, des sociétés de titres services et même des maisons de repos", complète Yves Bessemans.

Le spectre des deals s’étend de 500.000 euros à 25 millions. L’avenir s’annonce rose pour Copilot puisque, dorénavant au travers une collaboration avec l’agence immobilière Engel & Völkers, elle s’ouvre au marché de la cession de sociétés patrimoniales, souvent liées à la transmission d’une entreprise.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité