La PME wavrienne Alphamin reprise par le géant chimique allemand Brenntag

Floris Vansina, patron de Kebek, a vendu mi-mai les parts détenues par le fonds dans Cardoen à PSA Citroën. Aujourd'hui, c'est au tour de Alphamin d'être cédée. ©Wim Kempenaers

Le géant chimique allemand Brenntag acquiert la belge Alphamin auprès du fonds Kebek pour un montant non précisé. Alphamin est spécialisée dans la distribution de cire, de stabilisateurs élastiques et de polymères de spécialité. Kebek, qui avait cédé en mai ses parts dans le groupe automobile anversois Cardoen, signe de la sorte sa quatrième opération de l’année.

Alphamin, une PME de Wavre active dans le secteur chimique, vient de changer de mains: le fonds d’investissement privé Kebek a en effet annoncé la vente de sa participation dans la société belge au géant allemand Brenntag, un acteur mondial dans le domaine de la distribution de produits chimiques.

Alphamin
  • Fondation en 1991.
  • Alphamin s’est installée à Wavre en 1997.
  • Création en 2006 dans le New Jersey d’Alphamin Inc., filiale à 100%.
  • Vingt collaborateurs.
  • Chiffre d’affaires de 45 millions d’euros.

Entreprise d’une vingtaine de personnes, Alphamin est elle-même spécialisée dans la distribution de cire, de stabilisateurs élastiques et de polymères de spécialité. Elle emploie une douzaine de collaborateurs à Wavre et le reste dans une filiale aux Etats-Unis, dans le New Jersey. Pour l’exercice 2017-2018, Alphamin a réalisé un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros.

Le montant de l’opération, qui a été épaulée par BNP Paribas et le cabinet d’avocats Baker & McKenzie, n’a pas été précisé. Kebek Private Equity avait acquis une participation majoritaire dans Alphamin en janvier 2014 et avait mis en place, avec l’équipe de management, un plan d’optimisation du portefeuille de produits. Ses clients sont aujourd’hui actifs dans les secteurs de la construction, l’automobile, la cosmétique, l’imprimerie ou encore le plastique. Elle possède des entrepôts en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Italie et aux Etats-Unis. Son laboratoire est de son côté compétent pour développer notamment des formulations dans le domaine des bitumes routiers et dans celui des membranes d’étanchéité.

Kebek Private Equity avait acquis une participation majoritaire dans Alphamin en janvier 2014.

Un horizon de 5 à 7 ans

Le fonds Kebek signe de la sorte sa quatrième opération de l’année. Fin juin, il avait acquis la société familiale de Beveren CHP, avec la famille Bostoen.

Peu avant, il avait, avec l’entrepreneur Walter Masterlinck (ex-Transics), investi dans Creaplan, une société spécialisée dans les expositions pour les salons. Mi-mai, Kebek avait cédé ses parts dans le groupe automobile anversois Cardoen au Français Aramisauto.com, majoritairement détenu par PSA Citroën.

Kebek est le successeur de KBC Private Equity. Fin 2012, le bancassureur avait vendu une part de son portefeuille de capital à risque à un nouveau fonds financé notamment par Five Arrows (Rothschild) et LGT du Liechtenstein. Kebek a déjà un successeur, Kebek II.

Kebek investit généralement entre 2 et 10 millions d’euros par projet, avec un horizon d’investissement de 5 à 7 ans. Généralement, le chiffre d’affaires de sociétés ciblées est compris entre 10 et 50 millions d’euros, avec un cash-flow opérationnel de 1,5 à 10 millions d’euros. Le fonds effectue des investissements de prise de contrôle, sans toutefois exclure des participations minoritaires dans la mesure où Kebek peut obtenir certains droits d’actionnaire. Le portefeuille actuel de Kebek est constitué de 7 entreprises.

Pour sa part, Brenntag, le nouvel acquéreur d’Alphamin, emploie plus de 16.000 personnes et possède des implantations dans 74 pays. Basé à Essen, le groupe a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros.

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