Un nouveau groupe d'investisseurs à "impact positif" voit le jour à Liège

Le nouveau club d'investisseurs va notamment investir dans la société Revatis, spécialisée dans la médecine vétérinaire régénérative. ©Shutterstock

Nicolas Léonard, Victor Bosquin, Roger Gehlen et Alexandre Dallemagne créent un club d’investisseurs. So Impact se focalisera sur des investissements à impact positif sur la société et compte accompagner les cibles visées dans leur développement. L’idée est de mutualiser les coûts et les réseaux des quatre hommes.

Investir dans des projets qui apportent un mieux à la société tout en espérant un rendement raisonnable, cela leur trottait dans la tête depuis un petit moment. C’est désormais chose faite. Le Liégeois Alexandre Dallemagne s’est associé à Nicolas Léonard, Victor Bosquin et Roger Gehlen pour créer un club d’investisseurs du nom de "So Impact". Un "groupe d’amis" qui souhaitait avoir un outil pour réaliser des investissements positifs.

"On souhaite partager les coûts de dossier et profiter les uns les autres des réseaux de chacun", explique Alexandre Dallemagne. L’idée est également d’investir ensemble dans des projets à impact positif. La structure permet néanmoins aux quatre associés de décider au cas par cas s’ils ne veulent pas participer à l’un ou l’autre projet. Ce n’est d’ailleurs pas So Impact qui est actionnaire des sociétés choisies, mais bien les partenaires en question.

Impact sociétal

Les secteurs d’investissement sont divers, mais les activités ciblées doivent avoir un impact positif. So Impact a d’ores et déjà défini ses secteurs de prédilection. Il y aura des investissements écoresponsable, notamment dans la protection de la faune.

Ensuite, le club d’investisseurs vise également des sociétés actives dans la mobilité électrique et la gestion des ressources naturelles impliquées pour amener une cohérence à cette mobilité électrique. L’agro-industrie durable est aussi dans le viseur. L’éducation et l’accès aux études via du financement également.

Et pour finir, les soins de santé et les technologies médicales sont également visées. "Pas parce que c’est la grande mode, mais car ça peut normalement donner des choses positives", dit Dallemagne, qui aimerait pouvoir améliorer la vie des patients avec des pathologies chroniques. "On n’est pas là pour faire comme à Wall Street. On veut faire de l’‘impact investment’, ce n’est pas du mécénat mais ce n’est pas une recherche de rendements du style 15% non plus. Il y a un grand besoin pour ce type d’investissements", insiste Alexandre Dallemagne.

200.000 €
Les mises initiales de So Impact se veulent modestes, entre 50.000 et 200.000 euros. Mais les investisseurs veulent s’impliquer dans les projets sélectionnés et avoir un siège au conseil d’administration des sociétés choisies.

L’idée est que les mises initiales soient modestes dans les projets retenus, entre 50.000 et 200.000 euros. Des investissements dans les sociétés qui pourront ensuite devenir plus importants si les partenaires sont convaincus. Libre à chacun des partenaires de décider d’aller plus loin de son côté. "Tout montage est fait sur une augmentation de capital, sur fonds propres. On prend la température avec des petites enveloppes qui permettent par exemple de financer un brevet", souligne Dallemagne.

Il s’agit pour les quatre hommes de s’impliquer dans les sociétés financées. So Impact demande donc un siège dans les conseils d’administration des sociétés pour aider le projet et avoir au passage un pied dans la place. Quoi de mieux en effet pour évaluer le potentiel d’une entreprise?

Déjà 4 investissements

Parmi tous les dossiers déjà étudiés, quatre ont été retenus. So Impact va investir 200.000 euros dans Revatis, une société de médecine régénérative vétérinaire. Elle travaille à partir de cellules-souches pour régénérer les muscles. Le genre d’interventions que certains espèrent pouvoir transposer sur les êtres humains pour les problèmes comme l’arthrose.

Les 4 investisseurs ont aussi décidé de mettre 200.000 euros dans Vanguard Spark, une société qui ambitionne de produire des motos et des vélos électriques. Spark Racing Technology, détenue à 25% par Sodaphi, d’Alexandre Dallemagne, est déjà actionnaire de la société. Sur ce dossier précis, Dallemagne ne vote donc pas.

Dans le domaine de la santé, So Impact va aussi investir 100.000 euros dans Aquilon, une jeune société qui essaye d’améliorer le rendement des inhalateurs utilisés pour l’asthme ou les bronchites .

Enfin, un quatrième investissement qui n’est pas encore signé se fera à l’international dans une société spécialisée dans l’aquaculture.

Mais pourquoi créer ce club, plutôt qu’un fonds d’investissement en bonne et due forme ? Les 4 partenaires ont préféré la formule du "club deal" afin d’avoir une structure plus souple que celle d’un fonds d’investissement. Les partenaires se réuniront 3 à 4 fois par an et des décisions pourraient tomber lors de leur prochaine rencontre en septembre.

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