Donatienne van Houtryve et Géraldine Biebuyck, les starters super-mamans

©Eric de Mildt

Mamans de jeunes enfants, elles étaient souvent confrontées aux soucis de baby-sitting. Un jour, Géraldine Biebuyck et Donatienne van Houtryve créent la solution qui, désormais, s’exporte: AirBsit.

Des réunions à l’improviste ou qui s’éternisent, des soirées décidées en last minute et souvent, très souvent la galère pour trouver une personne pour garder les enfants.

Et puis un jour, un séminaire sur un fonds technologique et les applications possibles, suivi de l’incontournable débriefing devant la machine à café de l’entreprise. Cette fois, Géraldine Biebuyck et Donatienne van Houtryve l’ont, leur idée: pourquoi, à l’instar d’AirBnB ou d’Uber, ne pas créer une application pour dénicher la baby-sitter disponible tant recherchée?

  • Géraldine Biebuyck

UCL- Sciences économiques appliqués.

KUL- Relations internationales.

Ichec-Association belge des analystes financiers: Analyse Financière. Ses diplômes en poche, elle fera son entrée dans le monde bancaire avec un passage trois ans en Suisse.

 

  • Donatienne van Houtryve

UCL-IAG: Gestion Université del Pacifico (Pérou): Economie et Management.

UCL- Agrégation en Economie.

Solvay: Master en Finances. À sa sortie de l’université, Donatienne s’essaie au trading énergétique, au marketing avant de rejoindre le secteur bancaire.

Banquières le jour, mamans toujours, les deux trentenaires bruxelloises ne manquent pas de dynamisme. "Je suis tout à vous", nous lance Géraldine Biebuyck, "mon fils vient juste de s’endormir".

Le petit Théophile est né en novembre dernier, quasiment jour pour jour en même temps que l’application AirBsit lancée par sa maman et son amie.

"Longtemps, nous avons rêvé que quelqu’un d’autre lance cette application à notre place. Nous avons même contacté les gestionnaires du site américains "UrbanSitter", mais sans réponse. Et puis un jour, on s’est tapé dans la main et on s’est dit: on le fait". Aujourd’hui, après à peine trois mois de fonctionnement, l’application regroupe déjà 26.000 utilisateurs dont plus de la moitié sont des baby-sitters venant des quatre coins de la Belgique. Elles seront bientôt rejointes par des baby -sitters néerlandaises, puisque AirBsit est depuis mardi disponible outre Moerdijk. "Les Pays-Bas sont une première étape logique, car le pays est culturellement très réactif aux avancées technologiques. Ensuite, nous voulons avancer étape par étape mais assez rapidement en gardant la qualité de service", explique Donatienne van Houtryve.

Les jeunes femmes sont ambitieuses. "Tout le monde rencontre ce même problème de baby-sitter". Après la Belgique et les Pays-Bas, c’est donc la France et le Luxembourg qui sont aussi dans le viseur des deux femmes. Mais si l’ambition est là, la prudence l’est aussi.

©Eric de Mildt

Financières avant tout

Plongées quotidiennement dans le monde de la finance, elles en connaissent tous les rouages mais elles avouent aisément moins maîtriser la technologie. On leur reconnaît donc cette qualité d’être à l’écoute mais surtout de savoir bien s’entourer.

Géraldine Biebuyck

Géraldine a essuyé les bancs de l’université catholique de Louvain des deux côtés de la frontière linguistique. Aujourd’hui, maman de deux petits garçons de 4 ans et 3 mois, sa vie se partage entre AirBsit et la banque qui les emploie, elle et Donatienne.

Donatienne van Houtryve

Donatienne est la polyglotte de l’équipe. Outre le français, le néerlandais et l’anglais, elle ajoute l’espagnol à son arc. Langue qu’elle a acquis notamment en étudiant à l’université del Pacifico du Pérou.

Aujourd’hui, maman de deux petites filles de 3,5 ans et 2 ans, elle est employée par la même enseigne bancaire que Géraldine.

 

Enfin, elles l’avouent: si très vite, le courant est passé entre ces deux collègues, l’amitié s’est encore renforcée avec cette aventure. "Grâce à cette amitié, nous avons trouvé l’énergie pour nous lancer", admet Donatienne Van Houtryve. L’énergie aussi pour, après la journée de banquière, la journée de maman, se remettre à l’ouvrage pour développer le concept, ajoute Géraldine Biebuyck.

Mais désormais, les deux mamans peuvent s’épanouir tranquillement dans leur carrière et leur vie sociale: les baby-sitters se ruent à leur porte une fois la demande envoyée. "De 3 baby-sitters attitrées pour mes deux filles, je suis passée en quelques jours à 12", avoue fièrement Donatienne, là où Géraldine affirme ne plus devoir scruter les petites annonces collées sur le comptoir de sa boulangère en quête d’un baby-sitter.

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