Bill Gross, le roi éternue

Bill Gross, le roi des obligations, a fait quelques mauvais paris.

Bill Gross, 74 ans, n’est plus le "Bond King". Tout au moins pour l’instant. L’étoile de cette personnalité atypique a pâli au cours des dernières années. Le Financial Times a indiqué cette semaine que l’encours de son fonds a chuté de 40% cette année à la suite des retraits de la part d’investisseurs déçus par ses faibles performances.

Les investisseurs ont retiré 834 millions de dollars du Janus Henderson Global Unconstrained Bond Fund, faisant retomber l’encours à 1,2 milliard de dollars. Son fonds a aussi glissé dans le bas du classement de Morningstar pour les fonds obligataires non-traditionnels, avec un return négatif de 6,5% sur les 7 premiers mois de l’année. Bill Gross s’est lourdement trompé dans son pari sur les obligations de l’État allemand. Il pensait que les taux de rendement allemands allaient grimper, réduisant ainsi l’écart avec les taux américains. Erreur sur toute la ligne. Chez Janus Henderson, on a reconnu récemment que Bill Gross a fait "quelques mauvais paris".

"Nous sommes plus Grecs que les Grecs"
Bill Gross

Au fil des ans, Gross s’est habitué aux critiques. En 2014, il avait annoncé à la surprise générale qu’il quittait Pimco, firme qu’il avait cofondée, pour rejoindre Janus Henderson. Selon la presse américaine, ses méthodes de management jugées autocratiques et ses sautes d’humeur avaient précipité le divorce avec Pimco. Gross s’était défendu. "J’essaie simplement d’apporter un peu de vie au marché obligataire. Et parfois, quand j’écris ou quand je parle, je suis un peu véhément." En 2011, il avait provoqué un véritable tollé en comparant la dette américaine à la dette grecque. "Nous sommes plus Grecs que les Grecs", avait-il dit.

Ses premiers mois chez Janus n’ont pas été de tout repos. George Soros lui avait ainsi retiré les 500 millions de dollars qu’il lui avait confiés. En cause, des performances décevantes.

Celui qui s’était qualifié de "Justin Bieber des obligations" est surtout réputé pour ses lettres d’investissement où il sort régulièrement des sentiers battus. Il y a notamment vanté… les plaisirs, à moitié érotiques, de l’éternuement. Aujourd’hui, ce sont les investisseurs de son fonds qui toussent…

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