David Marcus, l'homme derrière le Libra

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David Marcus est le cerveau derrière la cryptomonnaie de Facebook.

Ce qui frappe chez David Marcus, l’homme du Libra, c’est sa parfaite maîtrise de l’anglais et du français. L’homme est né à Paris (d’un père roumain et d’une mère iranienne) mais a grandi à Genève. Et dans la petite guéguerre franco-suisse (les Français disent qu’il est français et les Suisses qu’il est suisse), ce sont plutôt les Helvètes qui l’ont emporté cette semaine puisque Genève accueillera son projet. À 46 ans, le grisonnant David Marcus n’a donc pas oublié ses origines et la ville suisse présente le caractère "neutre" qui sied au projet de Facebook.

Marcus est une sorte d’entrepreneur-né. On dit qu’il apprenait déjà à coder à l’âge de huit ans! Fou de technologie et de start-ups, il a monté plusieurs sociétés, dans les télécoms notamment, avant de devenir président de PayPal et d’être recruté ensuite par Facebook pour son service Messenger.

En décembre 2017, il a aussi rejoint le conseil de la plateforme Coinbase, active dans les cryptomonnaies, dont le bitcoin. Il en a démissionné lorsqu’il s’est lancé dans le projet Libra, un concurrent direct des autres cryptomonnaies.

Le Libra boxera toutefois dans une autre catégorie puisque sa valeur dépendra d’un panier de monnaies, dont le dollar, l’euro et bien entendu le franc suisse. Marcus n’est sans doute pas étranger à la dénomination de la nouvelle monnaie. Le Libra s’inspire de l’unité de poids des Romains (Libra en latin), du signe astrologique de la Balance (Libra en anglais) et du mot français "liberté", a indiqué David Marcus. "Liberté, justice et argent, c’est exactement ce que nous essayons de faire ici", a-t-il résumé. Il a parlé du début d’un "long voyage", se disant conscient que des obstacles devront être encore franchis, d’autant que les autorités financières promettent de scruter avec attention cette monnaie venue d’ailleurs.

Le lancement est prévu au premier semestre 2020. Le Libra vivra ensuite sa propre vie, et David Marcus pilotera la filiale Calibra, qui fournira des portefeuilles numériques permettant d’épargner, dépenser et envoyer des Libras.

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