"Facebook? Une réunion de famille gênante"

La Silicon Valley s’emballe autour d’un jeune étudiant, auteur d’un billet sans concessions sur l’utilisation des réseaux sociaux par les ados américains.

Du haut de ses 19 ans, Andrew Watts est toujours en train de se demander ce qui lui arrive. Passionné par les technologies et, surtout, les réseaux sociaux, le jeune étudiant, parfaitement inconnu jusqu’au week-end dernier, s’est fendu d’un post de blog qui a dépassé le demi-million de vues. Dans son texte, Andrew s’est simplement amusé à détailler, pour chaque réseau social, l’avis des adolescents américains sur la plateforme et l’utilisation qu’ils en font. Un billet tiré uniquement de son expérience personnelle, de conversations avec d’autres étudiants et qui ne s’appuie pas sur une quelconque étude.

Facebook? Une réunion de famille gênante

Les "analyses" postées par Andrew Watts ne sont basées que sur sa propre expérience et ce qu’il observe autour de lui. Pas question ici d’une quelconque étude approfondie. Ce qui n’enlève rien à la justesse de ses propos.

Aller simple pour la Silicon Valley?

Invité dans les bureaux de plusieurs géants de l’industrie technologique, le jeune homme pourra peut-être capitaliser sur ce succès médiatique pour commencer la recherche de son futur employeur. Andrew Watts ne s’en cache en effet pas, il rêve de travailler à terme dans l’industrie et plus spécifiquement dans ce qui concerne les interfaces utilisateur.

L’occasion pour "l’analyste" de livrer quelques commentaires pas piqués des vers: Facebook est ainsi comparé à "une réunion de famille un peu gênante dont on ne peut pas réellement s’enfuir", même s’il présente une utilité pour tout ce qui est organisation d’événements, création de groupes et messagerie.

Idem pour Twitter, dont Watts et sa génération "ne comprennent pas réellement l’utilité, même si certains d’entre nous utilisent beaucoup la plateforme".

La plateforme de microblogging est presque "un truc d’intello, ou pour les ados qui ont envie de se plaindre de quelque chose, voire de se donner une image pour le moment où ils entreront sur le marché du travail".

Instagram, par contre, serait extrêmement populaire, parce que le contenu y est plus qualitatif, mieux structuré et que la plateforme "n’a pas encore été envahie par les adultes, comme Facebook". Le service messagerie instantanée et temporaire Snapchat est lui aussi bien coté: "plus intime, c’est la plateforme où l’on peut réellement être soi-même sans la pression sociale que l’on peut ressentir sur Facebook". La messagerie WhatsApp, par contre, n’est à peu près pas utilisée selon Andrew Watts, sauf lors de voyages ou pour les étudiants étrangers. Quant à MySpace, il faudrait juste qu’ils changent de nom pour que le monde comprenne qu’ils sont dans une nouvelle dynamique alors que Foursquare est déjà virtuellement mort.

Nouvelle coqueluche de la Silicon Valley

Et ainsi de suite, l’étudiant s’intéresse à chaque plateforme et fournit des analyses visiblement intéressantes pour le secteur qui, depuis, en a fait sa coqueluche. Depuis la publication de son billet, Watts a ainsi été invité dans les bureaux de Google, interviewé par le célèbre site d’infos techno TechCrunch et a rencontré des cadres d’AOL, notamment. Le rêve pour l’étudiant en gestion des systèmes d’information, qui ne cache pas son rêve de travailler plus tard dans le secteur technologique. "Typiquement dans un métier lié aux interfaces utilisateurs, c’est ce qui me fascine le plus", a-t-il ainsi expliqué à TechCrunch.

À noter qu’il ne s’est pas limité à l’analyse des réseaux sociaux, puisqu’il fournit aussi des commentaires sur la vision de la vie privée par ses pairs. Sans surprise, son analyse a aussi suscité la controverse, tant auprès de certains ados que parmi les professionnels de l’étude d’opinion. Pas de quoi freiner l’intérêt de l’industrie pour l’étudiant, légèrement dépassé par la tournure des événements.

[Suivez Younes Al Bouchouari sur Twitter en cliquant ici]

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité