Hans Wilmots, itinéraire d'un réviseur devenu startupeur

Hans Wilmots, ancien CEO emblématique de BDO Belgique, prend la tête d'une spin-off de la KULeuven capable de détecter les infections avec un algorithme.

CV Express

CV Express

1986 – Études Romanes à la KULeuven

1991 – Entrée chez BDO Belgique comme stagiaire

2000-2019 – CEO de BDO

2020 – CEO de BioRICS

 

 

Hans Wilmots n’aurait jamais dû effectuer une carrière de près de 30 ans comme réviseur d’entreprise chez BDO Belgique et encore moins diriger l’entreprise de conseil pendant 9 ans. Cet amoureux des lettres qui a étudié les romanes à Leuven avant de bifurquer vers l’économie et rentrer par hasard chez BDO après avoir rencontré le patron de l’époque, Frans Samyn.

Il est pris comme stagiaire dans l’entreprise en janvier 1991. Après un an, il a enfin l’opportunité de travailler sur un dossier d’importance pour les dirigeants de la société. Malheureusement, Hans Wilmots commet une grosse erreur dans le dossier et est réprimandé par son patron. Il se sent coupable et décide de remettre dès le lendemain sa démission. Frans Samyn déchire la lettre de démission devant ses yeux et lui dit de se remettre au travail. Il deviendra son mentor professionnel.

Une réunion sans blagues n’est pas une bonne réunion

Une réunion sans blagues n’est pas une bonne réunion

Amateur d’humour, Hans Wilmots a une façon bien à lui pour estimer si un meeting est positif ou non. "S’il n’y a pas eu minimum 10 blagues dans une réunion, ce n’est pas une bonne réunion." Simple et efficace.


S’en suis alors une carrière classique où il gravit les échelons un par un avant de devenir CEO de l’entreprise pendant les 9 dernières années. Après avoir laissé son fauteuil de CEO il y a quelques mois, il s’est un peu cherché. Il a investi dans certaines entreprises et en a conseillé d’autres. L’une d’elles, c’est BioRICS. Une spin-off de la KULeuven montée par le professeur Berckmans.

Vers l'international

Fondée en 2006, la spin-off louvaniste a conclu plusieurs beaux contrats ces dernières années. Daniel Berckmans, fondateur de la société et professeur à la KULeuven, et ses algorithmes brevetés ont déjà convaincu le célèbre club de football de l’AC Milan en Italie, Adidas aux USA et Getspeed en Allemagne. Aujourd’hui, BioRICS est prête à se lancer sur la scène internationale, non seulement avec son outil de suivi de la gestion de l’énergie et du stress chronique, mais également avec sa toute dernière technologie de détection des infections. Cette technologie est en cours de validation dans le cadre d’un plus grand projet de recherche médicale.

Un homme de consensus

Un homme de consensus

Peu friand des conflits, il cherche toujours a avoir une adhésion massive à ses décisions avant de les faire passer. "C'était l'une de mes recettes de manager chez BDO."

Tellement convaincu par la solution, Hans Wilmots a accepté d’en devenir le CEO et de l’emmener vers l’international à la recherche de capitaux plus importants. La scale-up louvaniste souhaite réaliser une percée internationale en 2020 avec son détecteur d’infections.

De 20 à 850 employés

De 20 à 850 employés

Durant ses années chez BDO, l'entreprise a connu une croissance impressionnante passant d'une vingtaine d'employés à plus de 850 lorsqu'il a cédé sa place de CEO le premier octobre dernier.

Hans Wilmots doit se réhabituer à travailler avec une petite équipe comme à ses débuts chez BDO. Celui qu’on appelle parfois Hansy espère réaliser la même croissance qu’avec BDO Belgique, voire mieux, avec entre les mains une technologie belge qui devrait faire parler d’elle dans les prochains mois.

 

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