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Isabelle Simon, une financière au Cercle de Lorraine

©Saskia Vanderstichele

En poste depuis l’été, Isabelle Simon est la nouvelle directrice du Cercle de Lorraine. Elle vient du monde de la finance. Et entend redonner un coup de jeune au Cercle.

"Si on compte sur moi pour la langue de bois, ça ne va pas le faire. Parce que je ne sais pas m’asseoir sur ma langue". Ainsi parle Isabelle Simon, la nouvelle directrice générale du Cercle de Lorraine, en poste depuis le début de l’été. Dans le milieu, on appelle cela une bonne cliente. "Je suis cash, je dis ce que je pense", affirme-t-elle. On ne peut que confirmer.

Le profil
  • 1985-1996: Générale de Banque.
  • 1997-2001: Directrice d’agence chez Fortis.
  • 2001-2003: Private Banking, Meespierson/Fortis Private Banking.
  • 2003-2008: Directrice Private banking, Société Générale.
  • 2008-2019: Lancement de la succursale de Fuchs & Associés en Belgique.
  • 2019: Directrice générale au Cercle de Lorraine.

Rien ne prédestinait Isabelle Simon à prendre la tête de l’un des cercles d’affaires les plus en vue de Bruxelles. En avril, pour faire plaisir à deux amies, elle se rend à la soirée de clôture d’une compétition de golf. On la place à la table de l’avocat Herman Craeninckx (Strelia), le président du Cercle. "Je savais qui était Herman, mais nous ne nous connaissions pas. On a commencé à discuter, je lui ai expliqué mon métier, on a beaucoup discuté et bien rigolé, résume-t-elle aujourd’hui. En fin de soirée, il devait être deux heures du matin, Herman m’a dit que la direction du Cercle était vacante, il m’a demandé si cela m’intéressait. J’ai d’abord cru que c’était une blague..." Mais Herman Craeninckx ne rigolait pas. Et il a rappelé Isabelle Simon dès le lendemain matin.

Dégager de la rentabilité

Celle-ci, venue du monde de la finance et de la gestion de fortune, ne s’est pas fait prier. "À côté de l’aspect glamour et des paillettes, je savais que c’était quelque chose de compliqué à gérer. Je connaissais les histoires, je connaissais les cadavres, mais je savais aussi que c’était un chouette job, que j’aurais à affronter des problèmes de management, de gestion et de trésorerie." Cela ne lui fait pas peur. Au contraire. "C’est l’histoire de ma vie, la finance. C’est ce que je sais faire, ce que je fais pas trop mal". Cela tombe bien, quand on sait que l’actuelle direction devra encore gérer le remboursement d’un emprunt obligataire de 5 millions. À ce stade, le remboursement est gelé jusqu’au 31 décembre 2024, mais il faudra bien un jour décrocher cette épée de Damoclès. Isabelle Simon le sait, elle n’ignore rien du passé du Cercle et elle a bien l’intention de faire face.

Après avoir effectué un monitoring du Cercle pendant l’été, elle arrive à la conclusion qu’il faut revoir une série de choses. Le restaurant sera installé au rez-de-chaussée, libérant une salle à l’étage qui sera mise en location. Bref, l’événementiel doit venir à la rescousse du Cercle pour générer du cash. "Il faut privilégier le développement commercial. Je veux utiliser le volet événementiel du Cercle comme une usine à cash, ce qui me permettra d’offrir plus de contenu aux membres. Il faut dégager de la rentabilité", martèle Isabelle Simon sans langue de bois. En face d’elle, entre deux bouchées de coucou de Malines, Herman Craeninckx boit du petit-lait. Le président est content. Et rassuré. Il a eu le nez fin. "Il faut sortir du scope coincé, il faut raconter de belles histoires aux gens, mais il faut aussi qu’ils s’amusent, estime sa recrue. Je veux bien être sérieuse, mais je suis aussi la première à faire la fête".

On sent que les lignes vont bouger et les codes un peu changer.

 

Finance
Générale de Banque, Fortis, Société Générale et Fuchs & Associés, Isabelle Simon a fait toute sa carrière dans la finance. "C’est l’histoire de ma vie, la finance. C’est ce que je sais faire et que je fais pas trop mal."

L’humain
À écouter Isabelle Simon, on se rend compte que l’humain est au centre de sa vie. Dans son boulot précédent. "Ce qui m’a enrichi dans mon job, c’est le rapport avec ‘mes’ familles. C’est là que j’ai pris du plaisir, pas tellement en regardant le cours de Solvay." Et au Cercle. "Ce qui m’a attiré, c’est le côté humain, pouvoir materner les membres."

Voyages, voyages
Boulot à temps plein, deux jeunes enfants, peu de temps libre à disposition, la nouvelle directrice du Cercle de Lorraine avoue une passion pour les voyages. "Je n’ai pas honte de dire que je travaille pour voyager". Sa prochaine destination? La Grèce, dans quelques jours.

 

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