Johan Vande Lanotte, le retour d'un vétéran

Johan Vande Lanotte a été désigné par le Roi, aux côtés de Didier Reynders, comme informateur.

C’est le chic des missions confiées par le Palais royal. Elles sont nommées par une ribambelle de noms en "eur", de plus en plus savoureux à mesure que le temps passe. Et ramènent souvent sous les projecteurs d’anciennes gloires de la politique belge. C’est le cas de Johan Vande Lanotte.

1. Incontournable des années 1990 jusqu’il y a peu. Et disparu depuis des radars publics, après avoir lâché le mayorat d’Ostende fin 2018. Quitté la Chambre début 2017. Rendu le dernier portefeuille ministériel fin 2014.

2. Né à Poperinge en 1955, il était le dernier des "Télétubbies" du parti socialiste flamand. Tel était le surnom des quatre "wonderboys" du sp.a, du temps de son heure de gloire. Stevaert, Vandenbroucke, Janssens et Vande Lanotte.

3. Président du sp.a de 2005 à 2007, il échouera toutefois à redresser son parti.

4. Sa carrière politique, entamée en 1988, prend de l’ampleur en 1994, lorsqu’il devient vice-Premier. Une ascension bousculée en 1998, lorsqu’il doit démissionner suite à l’évasion de Marc Dutroux. Ce qui ne l’empêchera pas de revenir à l’avant-plan dès 1999.

5.  Habitué des missions royales, puisqu’il fut "conciliateur" 98 jours durant, du temps de la crise politique de 2010-2011. Sans succès. "On peut mener un cheval à l’eau mais on ne peut le forcer à boire", avait-il conclu. 

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