portrait

La renaissance de la Japonaise Rikako Ikee, un an après sa leucémie, aux JO

Un an après avoir vaincu une leucémie, l'étoile montante de la natation japonaise vise une médaille aux Jeux Olympiques. Elle a déjà déjà conquis le cœur des Nippons.

Vous manquiez peut-être d'intérêt pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020? Loin des yeux, loin du cœur? L'histoire de l'étoile montante de la natation japonaise devrait vous rapprocher émotionnellement de cet événement planétaire.

Le dimanche 4 avril 2021 restera dans l'histoire sportive japonaise comme le jour de la renaissance de Rikako Ikee. Cette jeune championne de natation a cru devoir abandonner ses rêves, et bien plus encore, deux ans plus tôt, lorsqu'on lui a diagnostiqué une leucémie. Après avoir ressenti des symptômes lors d'un camp d'entraînement en Australie en février 2019, Rikako Ikee rentre en urgence au Japon et se fait confirmer son mauvais pressentiment. Elle entre alors dans un "combat contre elle-même" qu'elle refuse de perdre, comme elle l'expliquera plus tard. Un combat qu'elle va remporter après 10 mois de traitement, 10 mois passés loin des bassins où elle brillait jusque-là.

Quelques mois plus tôt, elle décrochait 6 médailles d'or lors des Jeux asiatiques, un record sur une seule édition. La suite logique était de devenir une star internationale en brillant aux Jeux de Tokyo 2020, à la maison, devant son public. Ces Jeux devaient être "ses" Jeux, elle en a été privée dans un premier temps par la maladie, et ils lui ont été rendus par une autre. Le Covid-19 a repoussé d'un an les Jeux Olympiques, et fait renaître son espoir d'y participer. Si subir un traitement anti-leucémique de 10 mois et se qualifier pour les Jeux Olympiques en moins de deux ans paraissait impossible pour la plupart des observateurs, c'était mal connaître Rikako Ikee. La Nippone, étudiante à l'université de Nihon et agée de 18 ans lors de son diagnostic en 2019 est désormais vue comme bien plus qu'une survivante au Japon.

Du lit d'hôpital au podium olympique

Elle est sortie de l'hôpital en janvier 2020, et a seulement repris l'entraînement en mars avec un corps affaibli – elle a perdu 15 kilos – par 10 mois de traitements. À force de travail et d'heures passées dans l'eau, Rikako Ikee a retrouvé la compétition pour la première fois depuis son diagnostic fin août 2020, après 600 jours d'absence. Moins d'un an plus tard, la voici qualifiée pour ses Jeux Olympiques, un authentique exploit humain et sportif.

En remportant la finale du 100 mètres papillon des championnats du Japon (dont elle tient le record national en 56,08 secondes), elle a décroché, à la surprise générale, son ticket pour les Jeux de Tokyo. Si son temps (57,77 secondes) ne lui permet pas de se qualifier en individuel, il lui permet d'intégrer le relais 4 x 100 mètres 4 nages.

Son histoire semble taillée pour finir en superproduction hollywoodienne, si jamais elle venait à remporter une médaille avec ses compatriotes dans quelques jours. Peu importe pour Rikako Ikee, qui a déjà remporté sa plus belle victoire avant même d'avoir mis les pieds dans l'eau du bassin olympique. Si vous cherchiez une bonne raison de vous lever à 04h15 le dimanche 1er août, vous l'avez.

CV Express

  • 4 juillet 2000: naissance à Tokyo
  • 2016: bat le record national du Japon du 50 mètres nage libre et du 100 mètres papillon.
  • 2018: remporte 6 médailles d'or et 2 médailles d'argent aux Jeux asiatiques.
  • 2019: on lui diagnostique une leucémie.
  • 2021: se qualifie in extremis pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

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