Le roi de l'éphémère à l'éternelle fortune

Avec 2,1 milliards de dollars de patrimoine, Evan Thomas Spiegel est, à 25 ans, le plus jeune membre de la liste des 100 personnes les plus riches du secteur technologique mise sur pied par Forbes. 94 des milliardaires du secteur de la technologie ont créé leur propre entreprise, trois ont hérité leur fortune, et les trois derniers ont fait fructifier un héritage.

Moins connu que de nombreux noms de la liste des milliardaires du secteur de la technologie (publiée par Forbes), Evan Spiegel doit sa fortune à son application "Snapchat" qu’il a développée à l’université avec Robert Murphy et Reggie Brown initialement sous le nom Picaboo.

  • Né à Los Angeles en 1990, il est le fils de deux avocats et vient d’une famille aisée.
  • Il a étudié le design pendant ses secondaires et pendant les vacances.
  • Diplômé de Stanford, il lance Snapchat pendant ses études sous le nom de Picaboo.
  • A 25 ans, celui qui s’affiche au bras du mannequin Miranda Kerr entre dans le Top 100 des plus grosses fortunes du secteur technologique établi par Forbes.

Snapchat, très prisé des adolescents, est une application de messagerie dont le contenu de la conversation (images et texte) disparaît à la fin de la communication. En vue de monétiser ses 100 millions d’utilisateurs quotidiens, Snapchat a mis sur pied d’autres types de messages dénommés "stories" qui regroupent photos et vidéos et sont disponibles pendant 24 heures.

Un produit dont les annonceurs seraient friands. Snapchat entend engendrer 50 millions de chiffre d’affaires cette année, 200 millions l’année prochaine et est valorisée par les analystes à 16 milliards de dollars.

Evan Spiegel confirmait en mars dernier la volonté de la start-up de réaliser une introduction en Bourse mais n’a pas souhaité donner de détails sur le timing de l’opération.

Beaux voyages, grands hôtels, voitures de luxe, la vie était belle pour Evan Spiegel pendant sa jeunesse. Selon les médias américains, son père a toujours souhaité qu’il garde à l’esprit que sa famille vivait dans un environnement privilégié.

 

Los Angeles Boy

Le "L.A. boy" Evan Spiegel a donc une voie toute tracée avec sa société qui possède son siège dans un bungalow sur la jetée à Venice Beach à Los Angeles et d’autres immeubles de la ville, à l’inverse des autres sociétés high-tech installées dans la Silicon Valley. "Spiegel a les caractéristiques du Californien qui a réussi dans l’univers high-tech. Il a lancé son application depuis sa chambre d’étudiant à Palo Alto. Mais par bien des aspects, Spiegel est le produit de son environnement de Los Angeles. Tout d’abord, il n’a rien d’un geek qui vit cloîtré. Oui, il aimait les ordinateurs étant enfant, mais il était tout aussi doué dans la pratique du snowboard. Et bien qu’il était timide quand il était jeune, à l’école secondaire, il s’est forcé à devenir un organisateur de fêtes hors pair et a finalement été nommé président de sa confrérie à Stanford", peut-on ainsi lire dans un article détaillé sur sa personne dans le L.A. Weekly.

L’art de s’entourer

Alors que son succès est confirmé, Evan Spiegel dépense beaucoup de son énergie à recruter les bons profils pour sa société. Il a réussi à débaucher Mike Randall de Facebook et Imran Khan, un ancien de Wall Street et du Crédit Suisse. L’art de bien s’entourer, avec celui de faire bonne impression, serait l’un des points forts du personnage.

"Pas que du sexting"

Au début de son existence, Snapchat a souvent été associé à du "sexting", à savoir la possibilité d’envoyer des photos ou des messages explicites sans risquer de les voir se répandre ensuite sur la toile. "Vous ne pouvez pas construire un business sur le sexting", a dit Evan Spiegel au "New York Times". Depuis, Snapchat serait utilisé majoritairement pour des messages conventionnels.

©Photo News

Pas du tout un adepte de la méritocratie ambiante dans la Silicon Valley, (qui veut que l’on soit parti de rien) Spiegel estimerait plutôt avoir été chanceux. Élevé au sein d’une famille aisée, ses parents étaient tous deux avocats, sa mère a travaillé à l’administration fiscale avant de devenir mère au foyer. Son père John W. Spiegel a connu une brillante carrière comme avocat d’affaires au sein de la firme Munger, Tolles & Olson.

Toujours selon L.A Weekly, le salaire annuel de Spiegel père a atteint les 3 millions de dollars à une époque. Aujourd’hui, sur son compte en banque, le fils a dépassé le père.

Sans surprise, au sommet du classement, on retrouve l'indétrônable Bill Gates avec ses 79,6 milliards de dollars. Très loin en tête, il faut dire que le créateur de Microsoft est la plus grosse fortune mondiale, tous domaines confondus. ©AFP
Le numéro 3 est le fondateur du géant américain en ligne Amazon. Il a vu sa fortune grossir de 13 milliards de dollars grâce à une progression des actions de son groupe. Elle atteint actuellement 47,8 milliards. ©Bloomberg
Le créateur d'Alibaba, Jack Ma, arrive lui en septième position. Avec 23,2 milliards de dollars, il est le plus riche chinois des dix de la liste. ©Bloomberg
Si l'âge moyen est de 53 ans, soit environ dix de moins que les milliardaires en général, le benjamin de cette liste n'a que 25 ans. Il s'agit d'Evan Spiegel, le cofondateur de l'application mobile snapchat. ©BELGAIMAGE
La quatrième place revient au créateur de Facebook, Mark Zuckerberg avec une fortune de 41,2 milliards de dollars. ©Bloomberg
En deuxième place, on retrouve le fondateur d'Oracle Larry Ellison avec 50 milliards de dollars. Sur les 100 personnes du classement, il fait partie des 51 milliardaires de nationalité américaine. ©Bloomberg
Les fondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin arrivent en cinquième position et sixème position avec tous deux 33,4 milliards de dollars. ©AFP
Sur les 100 milliardaires présents dans le classement, seules 7 sont des femmes. La plus riche d'entre elles est Laurene Powell Jobs, la veuve du cofondateur d'Apple. Avec une fortune de 19,4 milliards d'euros, elle se retrouve à la 9ème position. ©IMAGEGLOBE

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