Roberto Martinez, un nouveau pacte avec les Diables

Le sélectionneur national vient de prolonger, pour la deuxième fois, son contrat avec l'Union belge. ©REUTERS

Le sélectionneur des Diables Rouges restera à la tête de l’équipe nationale jusqu'en 2022. Il mènera ainsi ses joueurs lors de l’Euro et de la prochaine Coupe du Monde.

L’information n’est qu’une demi-surprise, tant les rumeurs toujours plus insistantes se multipliaient. La nouvelle a néanmoins donné le sourire à plus d’un supporter belge : Roberto Martinez, le sélectionneur national, a prolongé sa collaboration avec notre pays en tant que coach principal mais aussi comme directeur technique – fonction qu’il exerce déjà en parallèle depuis 2018.

Où est la clé ?

Le sélectionneur national est réputé pour être un très gros travailleur.  Au point visiblement, d’en perdre parfois la notion de temps. La Libre Belgique révélait récemment qu’en 2016, alors qu’il débutait à la tête de l’équipe nationale, il a été enfermé au sein du bâtiment de l’Union Belge, trop occupé à préparer son équipe.

 

Le contrat du coach des Red Devils, débuté en 2016, arrivait à son terme cet été. Le voilà donc reparti pour deux années supplémentaires. De quoi amener l’Espagnol et ses troupes à l’Euro et la Coupe du monde au Qatar. Pour conserver son sélectionneur star, l’Union belge a toutefois dû revoir sa fiche de paie à la hausse. Forcément sous le feu des projecteurs depuis les exploits belges, Roberto Martinez suscitait l’intérêt de nombreux clubs. Le nouveau salaire du coach n’a pas été évoqué durant la conférence de presse. Mais selon la presse spécialisée, les 1,2 million d’euros payés annuellement au coach pourraient bien avoir été plus que doublés. Un montant qui reste néanmoins largement dans la moyenne de ce qui se fait dans d’autres sélections nationales comparables et bien en dessous des montants offerts aux plus célèbres coachs en club. Diego Simeone, l’actuel coach de l’Atletico Madrid perçoit actuellement un salaire annuel de plus de 40 millions d’euros.

Le profil

1973 : Naissance à Balaguer, en Espagne.

1993 : Début de sa carrière de footballeur, principalement en Espagne et Angleterre.

2007 : Il entame sa carrière de coach à Swansea.

2013 : Début à la tête d’Everton.

03 août 2016 : Il devient coach de la Belgique.

20 mai 2020 : Renouvellement de son contrat pour deux années supplémentaires.

 

Deuxième prolongation de contrat

Statistiques remarquables

A la tête de l’équipe nationale, le sélectionneur dispose d’un joli bilan. Sur 43 matches dirigés, il comptabilise 34 victoires, 6 nuls et 3 défaites. L’année 2019 fut particulièrement fructueuse. Le coach a achevé l’année sur un 30 points sur 30. Un exploit jamais réussi pour la Belgique.

 

Arrivé à la tête de l’équipe nationale il y a quatre ans, le sélectionneur a rapidement rassuré la nation sur ses capacités à diriger Eden Hazard et ses coéquipiers. "A l’époque, nous étions trois dans le comité de sélection", a rappelé Mehdi Bayat, le président de l’Union belge, lors de la conférence de presse. "On a directement eu un coup de foudre pour lui", sourit-il. L’histoire d’amour se poursuit donc, encore un peu... Et encore une fois, car cette prolongation de contrat est déjà la deuxième du genre. Une première avait en effet déjà été réalisée en 2018, quelques mois avant la Coupe du Monde en Russie où la Belgique termina sur la troisième marche du podium.

"Nous n’avions pas pensé à une alternative."
Peter Bossaert
CEO de l'Union belge

En quelques années, le sélectionneur s’est fait une réputation internationale. "Nous n’avions d’ailleurs pas pensé à une alternative", assure Peter Bossaert, le CEO de l’Union belge. À son arrivée pourtant, son CV de coach n’était pas des plus épais. Il avait pourtant la lourde tâche de remplacer le mythique Marc Wilmots qui renonça au banc de coach en 2016. D’abord joueur, Roberto Martinez a tâté le ballon durant une quinzaine d’années dans des clubs de milieu de classement des championnats espagnols et anglais. Il prend sa retraite comme joueur en 2007 sans le moindre trophée à poser sur l’étagère du salon.

Observé par le Real et le Barça

Depuis ses bonnes prestations avec l’équipe nationale, le sélectionneur de l’équipe de Belgique est régulièrement annoncé dans des clubs prestigieux. Les quotidiens spécialisés de son pays l’ont plusieurs fois présenté comme une piste sérieuse pour devenir l’entraineur du FC Barcelone et du Real Madrid.

 

Il enchaîne ensuite en tant qu’entraîneur, à la tête d’abord de Swansea, un club britannique qu’il fera passer de la D4 à la D2. Ces bons résultats l’amèneront ensuite à Wigan où il remportera son seul titre, une FA Cup. Martinez se fera surtout connaitre en 2013 lorsqu’il est nommé à la tête d’Everton. Il y verra passer notamment Kevin Mirallas et Romelu Lukaku. Après une cinquième place en championnat l’année de son arrivée, il ne fera que régresser. En mai 2016, il est licencié après un désastreux 3 points sur 30 récoltés lors des dix derniers matches. Probablement l’une des meilleures nouvelles pour sa carrière et pour la Belgique.

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