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Thomas Pesquet aux commandes de la Station spatiale internationale

L'astronaute français va rejoindre la Station spatiale internationale, dont il deviendra le commandant pour la seconde partie de sa mission.

Et de deux. L'astronaute français Thomas Pesquet doit s'envoler ce vendredi pour la deuxième fois vers la Station spatiale internationale (ISS), à bord de laquelle il a déjà séjourné plus de six mois. Alors qu'en 2016 il avait quitté la terre avec un bon vieux vaisseau russe Soyouz, cette fois-ci, il empruntera, avec deux collègues américains et un japonais, une capsule Crew Dragon construite par l'entreprise américaine SpaceX.  Un vaisseau très récent, puisque son premier vol habité, qui a brisé le monopole russe du transport d'astronautes vers l'ISS, date de mai 2020

Thomas Pesquet sera le premier astronaute européen à prendre place à bord du Crew Dragon, dont le vol a été postposé de 24 heures à cause de la météo. Le Français  doit notamment réaliser quatre sorties extra-véhiculaires et deviendra le commandant de la Station spatiale internationale pour la seconde partie de sa mission, qui durera à nouveau six mois.

Sportif et polyglotte

Ingénieur aéronautique, pilote de ligne, sportif accompli, polyglotte, Thomas Pesquet, 43 ans, fait partie des personnalités préférées des Français. Lors de sa première mission, le Normand avait séduit le grand public avec son charisme naturel et sa facilité à communiquer. L'astronaute avait notamment partagé son expérience, via les réseaux sociaux, en postant de nombreuses photos de la planète, prises depuis la coupole d'observation de la Station, à 400 km d'altitude. Dixième Français à voler dans l'espace, il a débuté sa formation au centre des astronautes européens de l'ESA (Agence spatiale européenne) à Cologne, dirigé par le Belge Frank de Winne, qui fut également commandant de l'ISS.

Son séjour sur l'ISS s'annonce intense, avec une centaine d'expériences à mener à bord de ce vaste laboratoire en apesanteur. Ces expériences, qui seront réalisées dans le module européen Colombus, visent notamment la préparation de missions spatiales de longue durée, dont l'objectif ultime sera Mars. Thomas Pesquet doit ainsi se pencher sur les effets de l'apesanteur sur les organoïdes cérébraux, des sortes de mini-cerveaux créés en laboratoire. Étudier le vieillissement de ces cellules souches dans l'espace va permettre non seulement de préparer les missions lointaines, mais sera aussi utile pour comprendre des pathologies comme la maladie d'Alzheimer.

Examiner les rayonnements

L'expérience Lumina doit elle mesurer les flux de particules des tempêtes solaires et des rayonnements cosmiques galactiques, particulièrement nocifs pour la santé des astronautes, comme pour leurs équipements. Ce qui permettrait, en cas d'augmentation soudaine au cours d'une mission lointaine, de protéger l'électronique, de faire rentrer un astronaute qui serait à l'extérieur, ou de protéger l'ensemble d'un équipage dans des abris ou des combinaisons qui restent toutefois à inventer.

L'astronaute français doit également tester un casque de réalité virtuelle, combiné à un dispositif de retour de force aux mains, qui aidera à mieux concevoir de futurs postes de pilotage, pour par exemple piloter à distance un rover sur la Lune depuis la Gateway, la future station orbitale lunaire. Enfin, la liste comprend aussi l'examen d'un... blob, un organisme ni animal, ni plante, ni champignon.

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