Les phrases cultes des débats présidentiels

Valery Giscard d'Estaing (G) et François Mitterrand (D) font part au public, dans un face à face télévisé le 10 mai 1974 à l'ORTF, de leurs intentions s'ils étaient élus président de la République lors des élections du 19 mai 1974. ©AFP

De Valéry Giscard d’Estaing à François Hollande, en passant par François Mitterrand, Jacques Chirac ou encore Nicolas Sarkozy, voici notre sélection des phrases qui ont marqué les débats entre divers candidats à la présidentielle française depuis 1974.

1974: Giscard-Mitterrand

"Vous n'avez pas le monopole du coeur"

C’est la première fois que les deux candidats du second tour débattent l’un contre l’autre sous l’œil des caméras. À François Mitterrand qui assure que seul son projet pourra garantir le progrès social, Valéry Giscard d’Estaing rétorque que son adversaire n’a pas "le monopole du cœur".

V.Giscard d'Estaing: "Vous n'avez pas le monopole du coeur"

1981: Giscard-Mitterrand

"Vous n’êtes pas le président de la République"

À son adversaire, qui l’interroge sur le cours du mark allemand, Mitterrand réplique: "Je n’aime pas beaucoup ces manières, je ne suis pas votre élève et vous n’êtes pas le président de la république ici, vous êtes simplement mon contradicteur." Sur ce, Mitterrand fournit le chiffre demandé. (à partir de 1:10:50)

1981: débat présidentiel Giscard / Mitterrand

1988: Mitterrand-Chirac

"Vous avez tout à fait raison, Monsieur le Premier ministre"

Le Président socialiste est opposé à son Premier ministre de droite, Jacques Chirac. Celui-ci entend désacraliser la posture présidentielle de Mitterrand et déclare qu’il n’y a pas un Président et un Premier ministre dans le studio, mais deux candidats. Ce à quoi Mitterrand répond: "Vous avez tout à fait raison, Monsieur le Premier ministre." (à partir de 30:49)

1988: débat présidentiel François Mitterrand / Jacques Chirac

1995: Chirac-Jospin

"Il vaut mieux 5 ans avec Jospin que 7 ans avec Jacques Chirac"

Le débat est peu tendu. Tout juste a-t-on noté une passe d’armes courtoise à propos de la durée du mandat présidentiel où Lionel Jospin justifie sa préférence pour le quinquennat: "Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Jacques Chirac. Ce serait bien long." (à partir de 27:44)

1995: débat présidentiel Lionel Jospin / Jacques Chirac

2002: Chirac-Le Pen

Pas de débat afin de ne pas banaliser le FN

Soucieux de ne pas banaliser le Front national, Jacques Chirac refuse de débattre avec Jean-Marie Le Pen. "Face à l’intolérance et à la haine, il n’y a pas de transaction possible", avait-il justifié.

Jacques Chirac "la banalisation de la haine et de l'intolérance de Le Pen"

2007: Sarkozy-Royal

"Non, je ne me calmerai pas!"

Ségolène Royal reproche au candidat UMP de "jouer avec le handicap". "Calmez-vous et ne me montrez pas du doigt", répond Sarkozy avec sang-froid. "Non, je ne me calmerai pas!", s’emporte-t-elle. Sarkozy saute sur l’occasion: "Je ne vous en veux pas, parce que ça peut arriver à tout le monde de s’énerver." Sous entendu, elle n’est pas présidentiable.

2007: extrait du débat présidentiel Nicolas Sarkozy / Ségolène Royal

2012: Hollande-Sarkozy

"Moi, président de la république…"

Donné perdant face à la machine Sarkozy, François Hollande livre pourtant une très bonne prestation, marquée par sa fameuse tirade: "Moi, président de la république…" D’une longueur de plus de trois minutes trente, cette prise de parole paraît interminable. Le plus étonnant, c’est qu’à aucun moment, Sarkozy n’a cherché à l’interrompre.

2012: débat présidentiel François Hollande / Nicolas Sarkozy

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