Elio Di Rupo: "Dès qu'une famille politique est divisée, elle a une seule certitude, c'est qu'elle perd"

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Apportant son soutien à Macron pour le second tour, l'ancien Premier ministre belge regrette que le Parti socialiste ait montré un visage aussi désuni durant la campagne de son candidat, Benoît Hamon.

"Je mesure la sanction historique, légitime, que vous exprimez envers le Parti socialiste." La lourde défaite subie par le candidat socialiste Benoît Hamon, qui terminait selon les premières estimations à près de 6,1%, sont aussi un signal très clair adressé à son parti, qui a montré un visage divisé pendant l'ensemble de cette campagne, alors que de nombreux ténors, dont Manuel Valls, ont succombé aux sirènes du candidat Macron.

Déçu, le président du PS wallon Elio Di Rupo n'est cependant pas surpris. Lui  qui avait affiché son soutien à Benoît Hamon durant la campagne, en prenant notamment la parole lors de son meeting à Bruxelles en mars dernier, analyse la défaite du socialiste français en trois temps.

- La première, c'est la division du Parti socialiste: "Il y a une règle, je dirais universelle en politique, c'est que dès qu'une famille politique est divisée, elle a une seule certitude, c'est qu'elle perd."

- Le deuxième facteur, c'est sa campagne: "Il n'a pas réussi malgré des idées extrêmement intéressantes et un engagement européen remarqué, notamment avec le soutien de Thomas Piketty, il n'a pas réussi à fédérer autour de lui et à créer de l'enthousiasme."

- Et le troisième élément ce sont les sondages. "Je suis d'ailleurs partisan de l'interdiction des sondages, en tout cas de leur publication un mois avant les élections car ils jouent un rôle extrêmement important, un rôle d'entraînement. Je pense que pas mal de citoyens de gauche se sont dit qu'ils allaient voter utile." Comprenez, voter Jean-Luc Mélenchon, qui termine dans le quatuor de tête coude-à-coude avec François Fillon.

Pour le reste, le leader du PS wallon soutient assez logiquement Emmanuel Macron et invite les Français à "combattre cette détestable Marine Le Pen et la politique qu'elle incarne".

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