"Il faut lutter contre le fondamentalisme à l'intérieur de l'islam"

Jeudi soir, les 11 candidats à la présidentielle française étaient sur le plateau de France 2 pour donner un dernier élan à leur campagne. Suite aux évènements survenus aux Champs Elysées, la discussion a surtout été axée sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme.
  • C'est la fin de ce dernier débat de la présidentielle

    Suite à la fusillade qui a eu lieu dans un même temps sur les Champs Elysées et qui a fait une victime et deux blessés graves, un des principaux thèmes abordés par les 11 candidats a été la sécurité et le combat contre le terrorisme.

    --> Retrouvez plus de développements quant à cette actualité ici: Fusillade des Champs-Elysées: le complice venait de Belgique

    Dans trois jours, les électeurs se rendront aux urnes pour désigner les deux candidats qui se présenteront face à eux pour le second tour le 7 mai.

  • "Il faut lutter contre le fondamentalisme à l'intérieur de l'islam"

    "La lutte contre le terrorisme est une priorité absolue. Il faut travailler avec les Russes, les Iraniens, tout ceux qui veulent lutter contre le terrorisme islamiste. Il y a également un problème de fondamentalisme islamiste et empêcher que ces idées se développent au sein d'une minorité de musulmans. On ne peut pas continuer à vivre dans cette crainte, cette peur...", déclare François Fillon.

    "Bachar Al Assad est un danger pour la Syrie mais pas pour le reste du monde pour le moment. On va entrer en confrontation avec la Russie et c'est dangereux. On ne pourra pas mettre le régime d'Al Assad dehors sans accord avec la Russie. Il faut un compromis avec les Russes et les laisser gérer leurs intérêts dans le pays", explique le candidat de la droite.

    "Il faut une transparence absolue dans le financement du culte musulman en France", poursuit-il.

    "Il faut lutter contre le fondamentalisme à l'intérieur de l'islam, ce qui pose la question des penseurs radicaux"

    "Je suis contre l'interdiction des signes religieux dans les lieux publics. Selon moi, les autres religions ne doivent pas subir le fondamentalisme de l'islam qui pose problème", explique François Fillon.

    "Ma conviction, c'est que je vais gagner l'élection présidentielle", conclut le candidat de la droite.

  • C'est François Fillon le dernier à s'exprimer

    Le candidat de la droite est le dernier à utiliser ses 15 minutes pour convaincre.

    ©Capture d'écran

  • "Nous ne devons pas tourner le dos à nos racines, il faut arrêter avec le matérialisme"

    "Je veux 200.000 embauches de fonctionnaires, redonner à la France un espace financier et économique qu'elle n'a plus, je veux retirer les troupes du Proche Orient, et créer une armée pour contrer la cybercriminalité", déclare Jean Lassale.

    "Je veux un service national et investir dans l'éducation. Je veux également une grande campagne de France, il faut sauver les campagnes. Nous ne devons pas tourner le dos à nos racines, il faut arrêter avec le matérialisme", explique le candidat, ajoutant "Il faut redonner la joie de travailler. Il faut une campagne comme la mienne, une épopée joyeuse", évoque le candidat.

    "Je veux promouvoir l'Europe des Nations. Je veux relancer la démocratie, il y a un grave déficit de démocratie dans notre pays. Il y a un climat d'hystérisation de la société aujourd'hui. La France ne représente plus rien aujourd'hui et je ne le supporte plus. Je suis le candidat du bonheur et c'est pour ça que je veux que ça change", conclut-il.

  • C'est au tour de Jean Lassale

    Le candidat sympathique du sud de la France est l'avant-dernier à se présenter devant les Français.

    ©Capture d'écran

  • "Si l'Etat ne contrôle pas la monnaie, c'est la monnaie qui contrôle l'Etat"

    "Je suis pour augmenter la TVA sur les biens qui ne sont pas de première nécessité", déclare d'emblée Jacques Cheminade.

    "Je rejette la finance qui tient le monde. Depuis des années, nous payons des intérêts de notre dette, tout cela pour garder un système financier à flots. Le représentant de l'Europe aujourd'hui, c'est Mario Draghi, le président de la BCE. Si l'Etat ne contrôle pas la monnaie, c'est la monnaie qui contrôle l'Etat", explique-t-il.

    "Je veux augmenter le budget de la culture à 2% du PIB", explique Jacques Cheminade. "Plus que le budget de la défense actuel", remarque Léa Salamé. "On est dans une société où il faut penser, rêver, il faut un musée de l'imaginaire. Il faut ramener la peinture, la sculpture devant les Français", répond Jacques Cheminade.

    "Je veux 12 élèves par classe en maternelle et 20 en primaire maximum. Je le finance avec l'argent qui se perd dans le système financier. Aujourd'hui, ceux qui contrôlent les technologies contrôlent les esprits, ils veulent créer une façon de voir les choses, une façon de penser, explique-t-il.

    Alors que David Pugadas l'interroge sur ses affirmations "complotistes" concernant les attentats du 11 septembre, Jacques Cheminade précise: "on n'est pas allé au bout de l'enquête. On n'est pas dans le complotisme, on est dans la réalité", précise le candidat.

    "Il faut une grande politique de l'espace, de la mer et de l'Afrique. Il faut en finir avec le franc CFA qui est une ignominie pour les Africains", conclut le candidat.

  • C'est au tour de Jacques Cheminade

    Le candidat s'affiche contre l'occupation financière.

    ©Capture d'écran

  • "Si on veut développer l'entreprise, il faut libérer l'investissement et du coup, ne pas le taxer"

    "Il faut libérer l'offre de logements, raccourcir les délais et supprimer l'encadrement des loyers", déclare d'emblée Emmanuel Macron.

    "Je garde l'impôt sur la fortune, mais uniquement pour les revenus immobiliers, pas mobiliers. Je veux que celles et ceux qui désirent investir leur capital ne soient pas taxés", poursuit-il. "N'est-ce pas injuste?", demande Léa Salamé. "Non, parce que ce sont les classes moyennes et populaires qui payent la taxe d'habitation aujourd'hui", répond le candidat. "Si on veut développer l'entreprise, il faut libérer l'investissement et du coup, ne pas le taxer", explique-t-il.

    "Je veux qu'on donne les moyens de réussir à tout le monde à l'école. C'est pour ça que je veux limiter à 12 élèves certaines classes dans des quartiers populaires", révèle le candidat d'En Marche."Je veux former tout au long de la vie, on est dans un monde de transformation et il faut pouvoir se reformer", précise-t-il.

    "Je désapprouve l'utilisation d'armes chimiques par Bachar Al Assad. Cette intervention américaine aurait gagné à se faire dans la coordination avec les autres pays de la coalition. Mais j'approuve cette frappe, si j'avais été en position de le faire, j'y aurais participé. Il faut anéantir l'Etat islamique", conclut Emmanuel Macron.

  • C'est au tour d'Emmanuel Macron

    Le candidat d'En marche est le favori de cette élection présidentielle.

    ©Capture d'écran

  • "Il faudrait une planète sans frontières, comme à la préhistoire"

    "Je ne veux plus de contrat à temps partiel imposé. Il faut un salaire pour tous et interdire les licenciements, on ne veut pas laisser aux capitalistes tous les pouvoirs", déclare Philippe Poutou.

    "Il y a plein d'ouvriers qui sont des créateurs. Il y a des grands exploiteurs qui ne font que licencier et s'enrichir. Je pense qu'il y a une économie possible où ce sont les salariés qui profitent de l'argent créé", poursuit-il.

    "L'écologie, ça fait partie des choses importantes. Il faut un service public de l'énergie. Il faut arrêter les privatisations et redonner l'accès aux énergies à tout le monde. Cela coûte cher de poursuivre avec des vieilles centrales nucléaires, il faut arrêter et passer au 100% énergies renouvelables. Par ailleurs, il faut passer au 100% bio également. Il faut revenir aux petites exploitations. C'est la remise en cause de tout un système de concentration destructeur", poursuit-il.

    "Il faut désarmer les policiers. Dans les manifestations, il y a du gazage, du matraquage,...Cela ne va pas. Il y a un droit à la bavure, aujourd'hui. Les policiers proches de la population n'ont pas besoin d'armes. Les prisons sont surpeuplées, il faut les vider et pour ça, il faut arrêter d'y mettre trop facilement les gens", explique Philippe Poutou.

    "Les gens doivent avoir le droit de rentrer et sortir du pays comme ils veulent. Il faudrait une planète sans frontières, comme à la préhistoire", conclut-il.

  • C'est au tour de Philippe Poutou

    Il est le candidat du Nouveau parti anticapitaliste et a déclaré aujourd'hui qu'il ne se représenterait pas à la prochaine élection.

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  • "Il n'y a plus de démocratie en France"

    "Il y a des besoins sociaux gigantesques. Il faut offrir une activité à tout le monde. Je ne propose pas le revenu universel, mais le travail universel. Chaque Français remplira des tâches d'intérêt général au moins deux jours par semaine", déclare Nicolas Dupont-Aignan.

    "Nous sommes européens et nous n'avons plus à accepter une UE qui nous défigure. Nous ne devons plus accepter des traités scandaleux. Nous devons retrouver une Europe de nations libres, mais où nous avons des projets communs. Si les autres pays refusent ce que nous voulons faire, alors nous sortirons de l'Europe. Quand la France reprendra la tête de l'Italie, de l'Espagne, nous aurons du poids", poursuit-il.

    "Il n'y a plus de démocratie en France. Les médias sont détenus par des grands financiers, il y a les sondages, une inégalité du temps de parole. Tout le monde a compris qu'il y avait un candidat chouchou. Un grand patron de presse m'a envoyé: "Le boycott de mon journal n'est que la conséquence de ton attitude contre Fillon et ce n'est pas en restant dans ton coin que tu y arriveras. Si tu changes d'avis, il n'y aura plus de censure", admet le candidat.

    "Aujourd'hui, j'estime que c'est l'Etat islamique qu'il faut combattre. Pas Bachar Al Assad. On remplace Assad par qui? Daesh?", demande Nicolas Dupont-Aignan. "Je veux que la France redevienne libre pour qu'elle soit libre et juste", conclut-il.

  • C'est au tour de Nicolas Dupont-Aignan

    Le "petit" candidat de la droite est le sixième à se présenter devant les Français.

    ©Capture d'écran

  • "Je n'ai pas envie qu'on joue l'Europe à la roulette russe"

    "Nous ne pouvons plus penser le travail sans penser à la révolution numérique. Le revenu universel sera mis en oeuvre le 1er janvier 2018. Les salariés sous 2200 euros net par mois auront environ 400 euros supplémentaires. Ainsi, on consommera plus, donc on fait fructifier les entreprises et on créera de l'emploi", déclare Benoït Hamon.

    "Je soutiendrai par une politique fiscale l'investissement. Je n'ai pas envie qu'on joue l'Europe à la roulette russe. l'austérité a été voulue par les Allemands, moi je ne veux pas sortir de l'austérité mais je veux rester en Europe. Bien sûr qu'il y a du dumping social et fiscal, mais voulons-nous revenir à avant avec les USA et la Russie qui sont instables. Je me réjouis de la déclaration de Martin Shulz qui a dit qu'il était temps que l'Allemagne arrête de s'enrichir sur le dos de l'Europe", poursuit-il.

    "Je ne pense pas qu'il faille continuer à vendre des armes à l'Arabie Saoudite et au Qatar. Nous devons avoir une place d'arbitre. Il faut une France indépendante de la Russie, de l'Arabie Saoudite. Je ne veux pas me mettre du côté de ceux qui protègent Bachar Al Assad ni de ceux qui protègent l'Etat islamique", explique le candidat socialiste.

    "Moi je veux renforcer l'Etat, je suis attaché aux fonctionnaires de police, de la justice parce qu'ils sont la clé pour nous protéger. Nous devons mettre des moyens supplémentaires pour la sécurité. Nous devons préserver notre unité, le peuple la garde mais certaines élites tentent de nous en détourner", conclut Benoît Hamon.

  • C'est au tour de Benoît Hamon

    Le candidat socialiste est au plus bas dans les sondages.

    ©Capture d'écran

  • "Les cours d'histoire à l'école devrait s'arrêter à 1975"

    "Je veux nationaliser TF1, Engie, Orange,... Mais ce sera une nationalisation partielle. Les Français veulent que le chef de l'Etat protège les services publics. Ils sont menacés par les traités européens, je veux rendre un grand service public à la française. Je vais inscrire dans la Constitution des interdictions de privatisation", déclare d'emblée François Asselineau.

    "Je trouve que les cours d'histoire à l'école devrait s'arrêter à 1975. A l'école, on parle de la construction européenne alors que les Français ont voté contre. Nous ne devons pas manier les consciences. Toute la sphère médiatique est dans une position. Les Britanniques sont sortis de l'UE, nous devons faire la même chose", poursuit-il.

    "Nous devons augmenter le smic, protéger la sécurité sociale,...Au moment de notre sortie de l'UE et de l'euro, le franc perdra 10% par rapport à l'euro mais l'euro va changer aussi, puisqu'il ne comprendra plus la France. Si je n'ai pas fait baisser le nombre de chômeurs de 1,5 millions après 3 ans, je suis prêt à en payer les frais devant les Français", explique le candidat du Frexit.

    "Je veux que la France retrouve sa position d'équilibre. Je veux que l'AFP dispense une info française et impartiale", explique-t-il. "N'est-ce pas contradictoire?", s'interroge Léa Salamé. "Les Français sont choqués par le parti pris des médias pour un camp ou l'autre: Brexit, Trump,... Ce n'est pas possible", répond François Asselineau.

    "Nous allons créer la surprise au soir du premier tour", conclut-il.

  • C'est au tour de François Asselineau

    Le candidat s'affiche en grand défenseur du Frexit.

    ©Capture d'écran

  • "J'ai trois enfants et je ne veux plus avoir la boule au ventre quand ils sortent"

    "Nous passerons de l'euro au franc. Mais, tout ne sera pas plus cher contrairement à l'idée qui est véhiculée. Je refuse de me soumettre à la fatalité qui dit qu'il y a un chômage massif et qu'on ne peut rien y faire."

    "Tout sera plus cher avec une dévaluation", clame Léa Salamé. "Il faut simplement adapter notre monnaie à notre économie", réplique la candidate du Front national.

    "Je pense qu'au niveau de l'insécurité, rien n'a été fait. Il y a un laxisme depuis plusieurs années. Il faut des peines plancher, la perpétuité incompressible, une limitation des remises de peine. Au niveau de la sécurité, il faut rétablir les frontières. Il faut créer des postes de douaniers, de gendarmes. Il faut s'attaquer au communautarisme, aux mosquées radicales, expulser les fichiers S étrangers. Pourquoi prendre le risque de garder des fondamentalistes islamistes sur notre territoire ? C'est mettre en danger le peuple français. Je suis une mère, j'ai trois enfants et je ne veux plus avoir la boule au ventre quand ils sortent. Ils risquent de se faire agresser, d'être pris dans un attentat", explique Marine Le Pen.

    Alors que David Pugadas l'interroge sur l'accord que l'Europe a avec la Turquie, la candidate répond: "Il n'y a pas d'accord avec la Turquie. C'est Angela Merkel qui a négocié seule, nous n'avions rien eu à dire. Elle a fait une grosse erreur politique. Nous devons arrêter une vague migratoire qui est une menace pour notre sécurité sociale, notre sécurité, notre unité,...", répond Marine Le Pen.

    "Trump n'a pas respecté ce qu'il avait pris comme engagements. J'espère que ce bombardement de la Syrie ne veut pas dire qu'il va continuer dans le même sens que ces prédécesseurs et vouloir être président du monde", conclut la candidate du FN.

  • C'est au tour de Marine Le Pen

    La candidate du Front national dispose de 15 minutes pour convaincre.

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  • "J'espère qu'un jour, les ouvriers prendront le contrôle"

    "J'espère qu'un jour, les ouvriers prendront le contrôle. C'est utopique de penser que l'humanité peut continuer sur cette voie-là", déclare Nathalie Arthaud.

    "Les victimes, un jour ou l'autre, elles se lèveront. Je veux exproprier les banques, les nationaliser. Elles sont les coupables de la crise. Ces banques doivent fonctionner pour l'ensemble de l'économie, pas devenir des casinos. Il y a une classe capitaliste qui mène une guerre contre le monde du travail", poursuit-elle.

    "Je veux imposer le contrôle des travailleurs sur les entreprises. Il faut permettre aux salariés, aux ouvriers de tout savoir sur l'argent qui circule au sein de l'entreprise. Ils doivent devenir des lanceurs d'alerte. Ce serait fantastique qu'ils puissent tout voir. Ce serait une arme fantastique pour que les travailleurs puissent se défendre. C'est l'élément fondamental pour que les salariés ne subissent plus le chantage patronal."

    "Les salariés doivent prendre eux-mêmes les entreprises. Ils se respecteront eux-mêmes et respecteront l'environnement. Les grands groupes n'ont aucun scrupule à empoisonner les gens", explique Nathalie Arthaud.

    "Les grands groupes vont-ils encore installer des filiales en France?", demande David Pugadas. "Les travailleurs font tout dans le monde, ils sont indispensables. Le capital dans les mains des patrons, c'est de l'argent volé", répond la candidate de Lutte ouvrière.

    "Le terrorisme est l'enfant du capitalisme. Le capitalisme a fabriqué des monstres qu'il ne sait plus contrôler", conclut-elle.

  • C'est au tour de Nathalie Arthaud

    La candidate de Lutte ouvrière est la deuxième à s'exprimer.

    ©Capture d'écran

  • "Les Allemands ne sont ni nos maîtres, ni nos amis"

    "Je ne connais ni maître ni ennemi pour la France", assure Jean--Luc Mélenchon.

    Quant à sa proximité supposée avec la Russie, le candidat d'extrême gauche déclare: "Je suis pour une France indépendante, maître de la paix. Beaucoup de choses avancent aujourd'hui grâce à l'ONU. Il y a du bon à se parler, c'est mieux que de jouer avec ses muscles."

    "Je ne veux pas casser le couple franco-allemand. Je veux juste qu'on n'arrive pas face à Angela Merkel simplement pour signer. Les Allemands ne sont ni nos maîtres, ni nos amis", tient-il à préciser.

    "Je m'apprête à gouverner le pays. Mais l'idée que la France soit contrainte à signer quoi que ce soit, je ne le veux pas."

  • C'est Jean-Luc Mélenchon le premier

    Le candidat d'extrême gauche ouvre le bal et dispose de 15 minutes pour convaincre.

    Jean-Luc Mélenchon ©France2

  • Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour suivre en direct le dernier débat de l'élection présidentielle française.

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