L'Europe lance la procédure de levée d'immunité de Marine Le Pen

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Le Parlement européen a activé la procédure qui vise à lever l'immunité parlementaire de Marine Le Pen. Cela fait suite au détournement présumé de fonds européens dont est accusée la candidate frontiste. Elle a toutefois la possibilité de ne pas se rendre à la convocation du parlement avant le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Le Parlement européen a entamé le processus devant aboutir à la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen. L'assemblée lui reproche l'utilisation présumée frauduleuse de fonds européens. L’opération annoncée ce mercredi fait suite à la demande de magistrats français afin qu'ils puissent poursuivre leur enquête dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national.

Cette demande a été "transmise à la commission des affaires juridiques du Parlement européen, chargée de ces questions", a déclaré le président du Parlement européen Antonio Tajani à l'ouverture de la séance du jour.

Le Pen ne sera pas inquiétée avant le second tour

Marine Le Pen est arrivée deuxième, dimanche dernier, au premier tour de l'élection présidentielle française. Elle affrontera Emmanuel Macron au second tour organisé le 7 mai.

La procédure de levée de l'immunité parlementaire d'un eurodéputé, qui s'étale généralement sur quelques mois, passe par un examen en commission puis en séance plénière. Marine Le Pen pourrait être convoquée par le Parlement dès le début de la semaine prochaine afin de fournir des explications, mais elle pourrait aussi refuser de s'y rendre, en attendant l'échéance du vote du 7 mai.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Le Parlement européen a déjà sanctionné Marine Le Pen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire européenne Catherine Griset, à une époque où cette dernière était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national.

Faute de s'être acquittée de la somme de près de 300.000 euros réclamée par le Parlement à ce titre, la candidate du FN à la présidentielle a vu depuis février son salaire d'eurodéputée être réduit de moitié, à environ 3.000 euros, et ses autres indemnités lui ont été retirées. L'immunité de la candidate frontiste a été levée le 2 mars dans un dossier distinct, celui de la publication sur Twitter par Marine Le Pen de photographies d'exécutions menées par le groupe Etat islamique (EI).

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