Les partis français à l'agonie

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Chacun à leur manière, les ténors tentent de tirer leur épingle de la déconfiture des partis politiques.

L’onde choc de l’élection d’Emmanuel Macron continue de secouer la classe politique française. Après quelques heures de flottement mardi, le ralliement spontané de Manuel Valls ne semblait plus intéresser le nouveau président..

"En Marche! n’a pas vocation à recycler mais à construire une nouvelle offre politique."
jean-paul delevoye président de la commission d’investiture de La république en marche!

Ce mercredi, Jean-Paul Delevoye, le président de la Commission nationale d’investiture a même été cinglant: "En Marche! n’a pas vocation à recycler mais à construire une nouvelle offre politique." L’ancien Premier ministre n’aurait pas non plus déposé sa candidature en ligne (avec lettre de motivation) comme l’impose le règlement du parti à chaque prétendant à l’investiture aux législatives. Fin du suspense prévue ce midi avec la publication des 577 candidats investis par la République en marche.

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Après avoir été mis au ban de son parti pour avoir renié son soutien au vainqueur de la primaire de la gauche, Manuel Valls risque fort d’être exclu du PS même si le parti devrait y mettre les formes et prendre son temps avant de statuer. La précipitation de l’ancien Premier ministre à rejoindre les couleurs de la République en marche et son empressement à enterrer le parti ("Le PS est mort") ont ravivé la procédure d’exclusion lancée contre lui le 6 avril.

Nouveaux courants…

Autre ténor du PS à sortir du bois: Benoît Hamon. L’ex-candidat à la présidentielle a annoncé ce mercredi lancer, le 1er juillet, un nouveau et "large mouvement transpartisan" pour continuer à faire vivre les idées fortes de sa campagne (revenu d’universel d’existence, taxe sur les super-profits de banques…) passées à la trappe dans le programme des législatives du PS.

De son côté, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a posé les jalons de son mouvement. Dès Demain portera des valeurs telles que "la solidarité, l’écologie, la démocratie, l’Europe", précise-t-elle dans une tribune publiée dans Le Monde et signée par une centaine de personnalités du centre et de la gauche (Martine Aubry, Christiane Taubira…).

… Nouvelles querelles

À la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon renonce à faire investiture commune avec le parti communiste aux législatives. En faisant cavalier seul, le candidat de La France insoumise espère faire fructifier son score de la présidentielle (19,56% des suffrages) et être élu à Marseille.

À droite aussi, les répliques sismiques à l’élection de Macron se font encore sentir. Les Républicains a tourné la page Fillon en rejetant ses principales mesures de purge (suppression de 500.000 postes de fonctionnaires…) et validé un nouveau programme favorable au pouvoir d’achat des ménages.

Le maire de Troyes, François Baroin, qui conduira la campagne, promet de faire baisser de 10% l’impôt sur le revenu des ménages en cas de victoire. Et menace toujours d’exclusion les élus juppéistes, comme Gilles Boyer ou Edouard Philippe (pressenti comme premier ministrable), tentés de rejoindre le camp Macron.

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