Trois favoris et du suspense à la primaire de la gauche

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Valls, Hamon et Montebourg sont les candidats en mesure d'accéder au second tour de la primaire du PS. Le parti espère deux millions de votants pour créer une dynamique en vue des Présidentielles. Car pour l'instant, le vainqueur du PS est devancé par Macron et Mélenchon, selon des sondages.

Les Français choisiront dimanche les deux personnalités qui s'affronteront au second tour de la primaire pour porter les couleurs du Parti socialiste à la présidentielle, Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg étant tous trois favoris.

Le Parti socialiste et ses alliés espèrent au moins 1,5 million à deux millions de votants pour créer une dynamique en faveur du vainqueur, que plusieurs sondages donnent pour l'instant cinquième du premier tour de la présidentielle. La force dans ces sondages d'Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Economie qui a refusé de participer à la primaire, et celle de Jean-Luc Mélenchon, qui n'y participe pas lui non plus, perturbe depuis des semaines la campagne des socialistes.

Tous les prétendants ont promis d’œuvrer au rassemblement de la gauche, en excluant de se retirer au bénéfice de Jean-Luc Mélenchon ou d'Emmanuel Macron, qui a lui-même rejeté l'hypothèse d'un accord avec le PS.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit confiant dans le fait que "le candidat qui sortira fera un bond dans les sondages au lendemain de la primaire, il passera peut-être même devant Macron". Dans les sondages pour le premier tour de la primaire, le trio composé de l'ancien Premier ministre Manuel Valls et de ses anciens ministres Benoît Hamon et Arnaud Montebourg devance nettement les quatre autres candidats, sans que l'on puisse dire lequel des trois sera éliminé ce dimanche soir.

Nettement en tête des intentions de vote pour le premier tour, Manuel Valls est vu au coude-à-coude avec Benoît Hamon et Arnaud Montebourg au second tour, le report des intentions de vote entre ces deux derniers étant très important. Les quatre autres candidats sont l'ancien ministre Vincent Peillon (PS), la radicale de gauche Sylvia Pinel, l'écologiste François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate). Les deux finalistes se retrouveront pour un ultime débat télévisé mercredi avant le second tour dimanche 29 janvier.

Une campagne difficile pour Valls

Donné favori avant de quitter Matignon et soutenu par la moitié de l'actuel gouvernement, Manuel Valls a mené une courte campagne qui a mis en lumière sa difficulté à se réinventer après deux ans et demi au pouvoir. Face à lui, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont tiré leur épingle du jeu en prônant une rupture avec la politique social-démocrate menée depuis cinq ans.

Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, se sont en outre souvent ligués contre l'ex-chef du gouvernement lors des trois débats organisés entre les sept candidats. "C'est difficile pour Valls car il est sortant et tout le monde lui tape dessus", souligne un ministre. "La possibilité qu'il soit éliminé dès le premier tour ne peut être écartée."

Même si les résultats du premier tour reflètent les sondages et qu'il arrive nettement en tête dimanche, la possibilité d'un rapprochement entre Benoît Hamon et Arnaud Montebourg à l'issue du premier tour, rend l'issue du second imprévisible. "On avait dit en rentrant dans la campagne que Manuel Valls serait le challenger. Il reste déterminé", dit son entourage.

Un François Hollande muet

François Hollande, qui a renoncé à se représenter, n'a quant à lui pas exprimé de préférence sur l'issue de la primaire. Pour voter, les électeurs devront se rendre dans l'un des 7.500 bureaux, payer un euro et signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche. Plus de quatre millions de personnes avaient participé en novembre à la primaire de la droite remportée par François Fillon.

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