Valls lâche Hamon sans (encore) soutenir Macron

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Manuel Valls ne parrainera pas Benoît Hamon et devrait annoncer ce soir s'il soutiendra Emmanuel Macron après une réunion des "vallsistes".

La gauche française a connu des jours meilleurs. Son candidat à la présidentielle française Benoît Hamon ne fait pas l'unanimité. Manuel Valls, ancien Premier ministre du président François Hollande, a encore annoncé lundi qu'il ne le parrainera pas regrettant ses nombreuses contradictions. Or, il aurait bien besoin de soutiens pour remonter dans les sondages, car à l'heure qu'il est, il ne passerait pas au second tour. 

Le plan B est donc Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement de François Hollande, où il était ministre de l'Economie, pour se repositionner au centre grâce à son mouvement En Marche!. Et il cartonne dans les sondages: avec 25% des intentions de vote, il passerait au second tour et devrait battre Marine Le Pen à 60% contre 40%. Bref, c'est le candidat qui est pressenti président.

Macron va-t-il rafler les soutiens socialistes?

"Il se trouve que la ligne politique d'Emmanuel Macron se situe dans celle que nous défendons depuis longtemps, une ligne progressiste, réformiste, social-démocrate", a annoncé le député François Loncle. "Il faut que les socialistes aujourd'hui réfléchissent à entrer dans une majorité de coalition s'il y en a besoin pour stabiliser le gouvernement" au cas où Emmanuel Macron entrerait à l'Elysée, a de son côté déclaré le député Gilles Savary.

Le socialiste Manuel Valls a toutefois démenti dans la nuit de lundi à mardi une information de presse selon laquelle il s'apprêterait à appeler à voter pour le centriste Emmanuel Macron avant le premier tour de l'élection présidentielle française. "Benoît Hamon? Emmanuel Macron? Personne ne sait qui fera quoi (...) Il y a un grand désarroi et une décomposition", a affirmé l'ancien chef du gouvernement dans Paris Match. "Je m'interroge", dit-il sur la possibilité de soutenir ou non un candidat avant le premier tour, prévu le 23 avril. 

→ Une réunion a lieu à 19h à huis clos à l'Assemblée, avec 200 à 300 personnes attendues. Plusieurs lignes s'affrontent parmi eux quant à l'attitude à adopter. Il se pourrait que Manuel Valls prenne une décision à l'issue de cette réunion.

Face à la perspective d'un bon score de la candidate Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle, suggéré par les sondages, la question du "vote utile" se fait de plus en plus pressante dans les rangs socialistes. "Manuel Valls a une volonté, c'est d'éviter que Marine Le Pen gagne la présidentielle, et il considère que le plus mauvais candidat pour le faire, c'est François Fillon", explique une source proche de l'ancien premier ministre.

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