Bienvenue à la table de la famille Rothschild

Les membres du club Rothschild ont accès à des évènements exclusifs, comme une sortie en mer à bord du trimaran Gitana 17. ©AFP

Rothschild est la marque la plus connue du secteur bancaire, mais peu d’entre nous savent que la famille gère une banque privée dans notre pays. Elle compte organiser des évènements exclusifs pour séduire les grands patrimoines.

Passer le week-end en compagnie de votre banquier? La plupart d’entre vous hausseront probablement les épaules, mais pour Edmond de Rothschild, c’est un véritable fer de lance pour se démarquer de la concurrence. Une dégustation de vin en Espagne dans la zone viticole de Rioja ou au pied des Andes ? Un week-end de ski dans un hôtel de luxe dans la pittoresque station de Megève dans les Alpes ? C’est possible si vous faites partie du club Rothschild.

Dans une brochure spéciale « Heritage », d’autres possibilités sont énumérées: sortie en mer à bord du trimaran Gitana 17 de 32 mètres de long ou dégustation de Brie de Meaux aux truffes dans un château en France. Les clients et prospects d’Edmond de Rothschild (EDR) peuvent être invités à de nombreuses petites sorties dans les propriétés de la célèbre famille. «Car devenir client chez EDR signifie également avoir accès à l’univers et au réseau de la famille qui, en plus de l’entrepreneuriat, porte également très haut l’étendard de l’épicurisme», explique Stéphane Wathier, CEO d’EDR en Belgique.

«Nos clients sont des entrepreneurs et des familles aisées qui souhaitent investir à long terme aux côtés de la famille Rothschild.»
Stéphane Wathier
CEO d’EDR en Belgique

L’accès à ce club sélect est réservé à ceux qui disposent d’un patrimoine à sept, ou mieux, à huit chiffres. «Le seuil d’accès à la banque privée est d’environ 1 million d’euros, même si certains de nos clients disposent d’un montant inférieur, mais nous misons surtout sur les familles dont le patrimoine se situe entre 3 et 20 millions d’euros», poursuit Wathier. « La Belgique est un petit pays, mais peuplé de gens riches. Nous ne sommes pas encore un acteur important, mais nous avons de l’ambition.»

Le Français n’a que tout récemment pris la direction d’EDR en Belgique. Il a travaillé pendant 25 ans pour la division banque privée de la Société Générale, dont les cinq dernières années comme deputy-CEO et directeur commercial du siège belge à Gand. A souligner que la banque EDR est présente à Bruxelles, Anvers et Liège, mais pas à Gand. Même si les choses pourraient changer. «Nous souhaitons augmenter notre présence en Flandre. Nous n’avons pas encore suffisamment travaillé dans les régions les plus prospères. »

Si le nom Rothschild est bien connu chez nous, la banque privée est jusqu’à présent restée sous le radar. Wathier souhaite changer les choses. «C’est un atout de pouvoir s’appuyer sur une marque aussi connue: il faut généralement des dizaines d’années pour se faire un nom dans le monde bancaire». Il souhaite devenir plus visible auprès des grandes fortunes en attirant de nouveaux talents, en ayant une présence locale et en collaborant avec des partenaires, des avocats et des consultants.

En plus de son épicurisme, EDR souhaite également proposer une offre alternative au niveau professionnel. La «conviction» se trouve au centre de sa stratégie: conviction dans les investissements dans différentes stratégies, allant de l’Afrique à la transition énergétique, en passant par l’assainissement des sols.

Et pas uniquement via des fonds d’actions ou d’obligations, mais aussi via l’immobilier et le Private Equity. «Ces investissements sont moins liquides, mais ils offrent une protection contre les caprices des marchés financiers et permettent d’espérer de beaux résultats. En fait, si vous investissez uniquement sur les marchés financiers, vous jouez avec les mêmes cartes que les autres. Vous ne pouvez jamais structurellement faire mieux que le marché si vous adoptez une méthode traditionnelle de gestion d’actifs.»

Cette «conviction» implique que les clients investissent. «Nous ne sommes pas une banque dans laquelle l’on place simplement son argent. Cela n’a pas de sens et ce n’est pas non plus rentable pour nous», poursuit Wathier. «Nos clients sont des entrepreneurs et des familles aisées qui souhaitent investir à long terme aux côtés de la famille Rothschild.»

Ne pas confondre Rothschild et Rothschild

La famille propriétaire est aujourd’hui un couple: Benjamin de Rothschild, le fils unique du fondateur Edmond, et son épouse Ariane, présidente de la banque. Il y a deux ans, Ariane a déclenché une bataille juridique qui n’est pas passée inaperçue à propos du nom de la famille, qui s’est dispersée dans toute l’Europe il y a deux siècles. Il existe en effet une autre banque Rothschild: la grande institution Rothschild & Co, issue d’une branche parisienne et londonienne. Dans un accord signé en 2018, il a été convenu que le nom Rothschild ne pouvait être utilisé à titre exclusif par aucune des deux banques. Depuis lors, le site internet Rothschild.com renvoie à Rothschild & Co et Edmond de Rothschild. Les deux banques utilisent le bleu foncé pour leur style maison et un logo avec un faisceau de cinq flèches qui se réfèrent aux cinq branches de la famille.

Ces cinq flèches sont également subtilement tissées dans le tapis bleu qui habille le 16e étage de la tour IT avenue Louise à Bruxelles, où Edmond de Rothschild est installé. Ne vous trompez pas de numéro si vous souhaitez vous rendre chez les épicuriens suisses. Car un peu plus loin sur l’avenue se trouve Rothschild & Co Wealth Management Belgium, le concurrent presque homonyme, encore moins connu dans notre pays.

Pour les produits Rothschild, vous n’avez par ailleurs pas à vous déplacer. Le webshop EDR-Heritage vous livrera à domicile de l’huile d’olive, du miel, de la confiture, du Brie, des terrines ainsi qu’une collection de dizaines de vins provenant de huit domaines.

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