La pire année depuis 2008 pour les banques privées européennes

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En 2017, les banques privées européennes affichaient un bénéfice record de 15,4 milliards d’euros, contre 13,5 milliards d’euros un an plus tard, indique une étude du consultant McKinsey. Les banques privées européennes font ainsi nettement moins bien que leurs homologues américaines ou asiatiques, qui ont vu leurs bénéfices augmenter de près de 5% l’an dernier.

Selon McKinsey, les banques privées doivent fondamentalement revoir leurs méthodes de travail et leurs systèmes. "Les banques privées doivent transformer leur modèle opérationnel pour pouvoir fonctionner sur un marché moins rentable et aux marges plus réduites", conseille Sid Aza, associé chez McKinsey. Un peu moins d’un tiers des 113 banques analysées par McKinsey ont constaté des sorties de capitaux. Ces cinq dernières années, la Suisse et Monaco, deux marchés importants de la banque privée, ont subi une stagnation des flux entrants.

"Les banques privées doivent transformer leur modèle opérationnel pour pouvoir fonctionner sur un marché moins rentable et aux marges plus réduites."
Sid Aza
Associé Chez McKinsey

Par ailleurs, les banques sont confrontées à la hausse de leurs coûts, qui ont augmenté de 4% par an depuis cinq ans. Si les banques ne prennent aucune mesure pour maîtriser leurs coûts, leurs problèmes pourraient "sérieusement s’aggraver".

En Europe occidentale, le marché de la banque privée est très fragmenté. La situation actuelle touche surtout les acteurs de petite et moyenne envergure. En créant des plates-formes communes de "back office", les plus petites banques pourraient réduire leurs coûts et, en fusionnant, atteindre elles aussi une taille critique qui leur permettrait de rivaliser avec les grands acteurs du secteur.

Selon McKinsey, les banquiers privés devraient également chercher des partenaires spécialisés dans le capital à risque et d’autres investissements alternatifs, car la demande des clients pour ces types de produits ne cesse d’augmenter.

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