Critique | "Séquoias" de Michel Moutot

©doc

Des chasseurs de baleines, des chercheurs d'or, de l'amour, de l'aventure. Séquoias est une magnifique fresque dans l'Amérique du XiXe siécle.

Une histoire de chasseurs de baleines, de ruée vers l’or et de voyages en haute mer. Des thématiques qui ne m’auraient pas attirée de prime abord. Et pourtant. Dès les premières pages de ce roman d’aventure, Michel Moutot emmène son lecteur à bord du Freedom avec Mercator Fleming, 12 ans, fils d’un chasseur de baleines, dans une famille où on est baleinier de père en fils. On ne descendra du navire que des kilomètres et des mois plus tard au terme d’un long voyage qui verra Mercator et ses deux frères partir à la conquête de la Californie, alors synonyme d’Eldorado pour tous les chercheurs d’or.

Avec lui, on apprendra à chasser la baleine, à passer le Cap Horn, on verra naître San Francisco, on affrontera des trahisons, on rencontrera l’amour, on nouera des amitiés. On perdra des êtres chers. On se penchera des heures durant dans l’eau glacée pour chercher le filon qui fera notre fortune, on verra poindre la révolution industrielle. On assistera impuissant à la violence de l’affrontement entre blancs et Indiens. Entre autres.

Extrêmement bien documenté et rédigé avec une écriture fine et précise, "Séquoias" est une épopée à travers l’Amérique du XIXe siècle, dont les 500 pages sont bien difficiles à déposer. Vous cherchiez un page turner d’aventures qui vous emmènera dans un milieu totalement inconnu mais passionnant? "Séquoias" est pour vous. Petit bémol sur la toute fin qui nous ramène à l’époque des e-mails et des voyages en avion. On aurait préféré rester avec Mercator, ses navires et ses télégrammes, jusqu’à la dernière page.

"Séquoias" de Michel Moutot, Seuil, 496 p., € 21,5. Note: 4/5

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