"Sur la durée, les mid caps surperforment"

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Dans le cadre du Rallye Boursier, vous pourrez investir dans des grandes capitalisations boursières, mais également des moyennes capitalisation. Lesquelles privilégier?

Dans son portefeuille actions, vaut-il mieux détenir davantage des sociétés ayant une importante capitalisation boursière – que l’on nomme en anglais "big caps" - ou plutôt des sociétés ayant une capitalisation moyenne – appelées "mid caps" ? Les premières sont considérées comme plus stables, plus matures, avec une longue histoire de croissance derrière eux. Mais " si elles peuvent accroître leurs bénéfices de 5% à 10% par an, c’est déjà énorme ", explique Philippe Gijsels, stratégiste chez BNP Paribas Fortis.

Les secondes sont plus jeunes avec par conséquent un potentiel de croissance plus important. "Une petite boite qui vient d’être listée en Bourse peut grandir de 30-40% par an. Avec une telle croissance, c’est logique qu’il y ait plus de potentiel pour ce type d’action, si son prix n’est pas trop cher. Prenez Microsoft par exemple. Si vous avez pu acheter le titre au début, il y avait plus de potentiel à la hausse à l’époque qu’aujourd’hui". À noter que les mid caps ont tendance à distribuer moins de dividende car elles se focalisent sur leurs investissements et leur croissance.

Autre différence, la zone géographique touchée. Les big caps sont de grandes sociétés internationales qui sont implémentées partout dans le monde. Les mid caps ont par contre leurs activités dans une zone géographique plus précise. Elles sont par conséquent plus touchées par l’environnement économique. "C’est très clairement le cas aux États-Unis où la baisse d’impôt promise par Donald Trump va bénéficier davantage aux moyennes capitalisations. C’est pourquoi en Bourse, elles progressent nettement plus que les big caps", souligne Arnaud Delaunay, analyste financier chez Leleux Associated Brokers.

Les mid caps ont par ailleurs un bêta plus élevé, c’est-à-dire qu’elles sont plus volatiles en Bourse. Quand le marché monte, elles surperforment et inversement, quand il baisse, elles sous-performent.  Cette volatilité plus importante des moyennes capitalisations implique donc un risque plus grand pour l’investisseur. "Risque et rendement sont toujours liés. Si l’on veut sur le long terme plus de rendement, cela veut dire prendre un peu plus de risque", indique Philippe Gijsels. Le stratégiste rappelle au passage que lors de la crise de 2008-2009, même si le marché était baissier, les mid caps ont surperformé car il n’y avait pas d’actions financières au sein de cette catégorie. Une exception à la règle selon lui. Au final, "comme le marché monte plus qu’il ne descend, les mid caps vont surperformer sur la durée".

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