"La paresse aurait été bonne conseillère dans ce cas-ci"

©Debby Termonia

L’humoriste Bruno Coppens s’est amusé à se faire peur en réalisant une très importante opération d’investissement. Ce qui lui a coûté toute sa performance depuis le début du concours.

Bruno Coppens a mis le turbo pour terminer notre concours boursier en beauté. Le comédien a récemment investi dans pas moins de 6 sociétés le même jour, avec de gros montants à chaque fois. Dans le détail, il a acquis 70 parts dans le leader français des produits laitiers frais Danone (pour environ 5.000 euros), 220 parts dans le groupe de services aux collectivités Veolia (environ 4.700 euros), 350 parts dans la compagnie aérienne Air France-KLM (environ 5.000 euros), 550 parts dans le fabricant de systèmes de navigation GPS TomTom (environ 4.800 euros), 170 parts dans le groupe postal bpost (environ 4.600 euros) et 80 parts dans le groupe de cinémas Kinepolis (environ 4.600 euros).

Classement (Situation vendredi midi)

1. Caroline Sury +12,77%

2. Martin Vanhentenryck +8,11%

3. Bruno Coppens +0,94%

Mais pourquoi avoir investi dans toutes ces entreprises? "J’aime voyager, aller au cinéma, manger des yaourts… À l’inverse de mon positionnement de base qui était d’investir dans des sociétés dont le nom m’attirait, j’ai voulu quelque chose de plus concret tout en restant dans le plaisir. Comme je gagne ma vie en donnant du plaisir aux autres, j’ai investi dans des entreprises qui me renvoient du plaisir", explique-t-il.

Au final, il a placé quelque 28.700 euros d’un coup, soit plus des deux tiers du cash qu’il possédait auparavant. Une opération qui interpelle, tant Bruno Coppens investissait de manière prudente depuis le lancement du Rallye Boursier. Mais l’humoriste a décidé de changer sa stratégie et de "jouer un peu plus". Il s’est rendu compte en effet que placer de petits montants de temps en temps n’était pas forcément la meilleure stratégie pour gagner le concours. "En mettant le paquet, cela peut rapporter gros si cela marche."

La tortue et le lièvre

Un changement de stratégie qui ne lui a pas été bénéfique à l’heure d’écrire ces lignes. La performance de son portefeuille virtuel est tombée dans le rouge après l’opération, pour remonter progressivement en territoire positif ce vendredi. La faute notamment à son placement dans Air France qui lui coûte plus de 400 euros. "C’est un jeu, je me sens beaucoup moins concerné en comparaison à ce que j’ai connu réellement avec la crise de 2008", réagit-il. Bruno Coppens compte toutefois couper certaines de ses pertes pour se focaliser sur les placements qui rapportent.

Il remarque d’ailleurs que ces choix initiaux n’étaient pas si mauvais et se demande s’il n’aurait pas dû tout laisser en place. "La paresse aurait été bonne conseillère dans ce cas-ci (rires). Au fond, c’est comme l’histoire de la tortue et du lièvre: l’investisseur ‘bon père de famille’ne va pas devenir milliardaire mais son portefeuille va quand même progresser au fil du temps".

L’avis du coach Youry Huygen

Analyste chez l’Investisseur

Comme le dit Bruno, ce "Rallye Boursier" est certes un jeu. Un concours durant lequel on se doit soit de prendre des risques élevés en misant notamment de grosses sommes sur des valeurs biotechnologiques (ce qui jusqu’à présent a d’ailleurs bien souri aux participants en tête du concours), soit en restant sur le côté en espérant une correction des marchés. Notons qu’il s’agit là de deux mauvaises approches de la Bourse dans la vie réelle.

Vu le peu d’achats opérés par Bruno au cours des cinq premières semaines, il misait probablement sur un repli des marchés. Pas de bol, car depuis le début du concours, les marchés sont orientés à la hausse… Sur un "coup de tête" (du moins en une seule séance), Bruno a investi près de la moitié (!) de ses avoirs. Ce qui dans la "vraie vie" est également à proscrire… Avec un titre "opéable" comme TomTom, Bruno peut naturellement espérer grappiller quelques places avant la fin de ce concours. Mais pour cela, il ne lui reste plus que cinq jours…

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