"Si le concours était à refaire, je prendrais plus de risques"

©KVA

Martin Vanhentenryck, notre participant vedette chevronné, a également profité de l’actualité chargée autour des biotechs. Mais il a investi un peu trop tard dans Ablynx.

"Enfin, les marchés se sont montrés plus volatils, avec de bons coups dans les biotechs." Martin Vanhentenryck a lui aussi suivi de près l’actualité chargée de ce secteur ces derniers jours. Il a ainsi investi dans TiGenix (pour environ 2.000 euros) en début d’année, suite à une discussion avec des amis de son association Dow Jones Club. Il revendra ses parts quelques jours plus tard, empochant au passage une plus-value de 1.500 euros.

Classement (Situation vendredi midi)

1. Caroline Sury + 11,90%

2. Martin Vanhentenryck + 8,11%

3. Bruno Coppens - 0,09%

"Je suis par contre déçu d’avoir raté le coup sur Ablynx ", explique-t-il. Encore en examens lors de l’annonce d’une tentative d’OPA par le géant danois Novo Nordisk, cet étudiant en banking et asset management à l’Université de Liège a vite profité de la suspension du titre pour investir dans la biotech belge (environ 4.000 euros). Mais à la reprise de cotation, ce placement impacte négativement la performance de son portefeuille. Ni une ni deux, Martin Vanhentenryck décide de "jouer la sécurité" et de tout revendre. Le lendemain, comme l’action bondit encore, il reprend une plus petite participation dans Ablynx (environ 2.400 euros). On notera que son obstination lui réussit pour l’instant.

"J’ai du mal à me libérer de certaines positions"

Cette semaine, Martin Vanhentenryck a également investi dans Ageas (pour environ 2.000 euros), Altice (2.400 euros), Biocartis (3.500 euros), Celyad (2.100 euros) et Fagron (4.000 euros), après la lecture de différents articles dans L’Echo. De nombreux investissements qui ont réduit sa réserve de cash à 3,5%. "J’ai un portefeuille avec de nombreuses positions (23). C’est beaucoup trop à gérer, reconnaît-il. C’est l’une des raisons pour lesquelles je regrette de ne pas avoir investi de plus gros montants. En moyenne, j’effectue un achat de 2.600 euros, alors que je suis sûr que certains d’entre eux sont de bons coups. Si c’était à refaire, je prendrais plus de risques."

En parcourant l’ensemble de son portefeuille, on se rend compte que Martin Vanhentenryck ne parvient pas à couper ses pertes. Par exemple, son investissement dans AB InBev lui coûte de l’argent depuis le début du concours. Mais ses pertes se sont petit à petit réduites. "Les marchés sont dans une tendance haussière. J’ai du mal à vendre et à me libérer de certaines positions." A contrario, ces placements dans le secteur bancaire commencent à porter leurs fruits après plusieurs semaines dans le rouge.

Il projette toutefois de revendre certaines positions pour regonfler sa trésorerie. Ce qui lui permettra de tenter quelques derniers coups avant la fin du concours. Pour mémoire, le Rallye Boursier se clôture le 26 janvier prochain.

L'avis du coach Youry Huygen

Analyste chez L'Investisseur

Après une évolution assez moyenne de son portefeuille jusqu’au début 2018, Martin a profité de l’offre d’achat sur TiGenix. Une position achetée l’avant-veille de l’OPA! Question timing, difficile de faire mieux. Comme il le dit, dans ce concours, il aurait malgré tout été plus judicieux de miser sur un nombre plus petit de valeurs. Après avoir réalisé de nombreuses transactions, dont certaines valeurs de type "bon père de famille", il ne lui reste plus que 3,5% de cash, soit moins de 2.000 euros. L’équivalent d’un seul petit "trade".

À moins justement de vendre quelques positions pour se refaire quelques économies (ce que nous ferions avec le fonds investi dans des valeurs allemandes ou avec le poids lourd AB InBev qui ne devrait pas faire la différence d’ici la fin du concours). Son portefeuille compte encore quelques titres "opéables", qui pourraient lui permettre de grappiller quelques places. Reprendre la première place à Caroline doit rester l’objectif. Plus que deux semaines, Martin.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content