Adidas devient une participation stratégique pour GBL

Ian Galienne (à gauche), qui dirige GBL avec Gérard Lamarche (à droite) va faire son entrée au conseil de surveillance d'Adidas. ©Photo News

Le holding des familles Frère et Desmarais poursuit sa mue. Il a réalisé en 2015 pour près d’1,3 milliard d’investissements et 687 millions d'euros de cessions. Et des participations comme Umicore et Adidas prennent du poids dans son portefeuille.

A la fin 2015, GBL détenait 16,6% d’Umicore. Et il a franchi le seuil des 5% dans Adidas en janvier. Ian Gallienne, un des deux administrateurs délégués de GBL, va en outre faire son entrée au conseil de surveillance d'Adidas. Les deux participations prennent progressivement du poids dans le portefeuille du groupe: fin décembre, la participation de GBL dans Adidas pesait 890 millions d’euros, et celle dans Umicore 720 millions, plus très loin du seuil d’1 milliard d’euros fixé par GBL pour les classer en "participations stratégiques".

Côté résultats, presque tous les voyants sont au vert. Les cash earnings, élément-clé pour un holding, sont en progression d’1,9%, à 462 millions d’euros. Et cela, même si les dividendes en provenance de Total et Engie sont en diminution, GBL ayant réduit sa participation dans ces deux entreprises dans le cadre de la rotation de son portefeuille, qui vise une plus grande diversification géographique et sectorielle. GBL a d’ailleurs décidé, sur base de ce bon résultat, de proposer à l’assemblée générale une augmentation de 2,5% du dividende brut, à 2,86 euros par action.

L’actif net ajusté se tasse légèrement, de 0,5%, à 15,188 milliards. Mais comme la capitalisation boursière a progressé de 11,4%, la décote du holding n’est plus que de 16,3% à la fin 2015, contre 25,2% à la fin 2014.

Le résultat net consolidé, lui, bondit de 17,3%, dopé particuilèrement par l’impact positif exceptionnel qu’a eu la fusion LafargeHolcim dans ses comptes.

Pour 2016, un élément exceptionnel négatif s’annonce: si le cours de bourse de LafargeHolcim, qui était de 38,8 euros par action au 11 mars, était au même niveau le 31 mars, GBL annonce qu’il serait conduit à acter une dépréciation de 1,584 milliard dans ses comptes. Une écriture comptable qui affecterait le résultat net, mais qui n’aurait cependant aucun impact sur les cash earnings ni sur la valeur de l’actif net ajusté, souligne le holding.

GBL annonce d’ailleurs pour 2016 qu’il compte payer un dividende au moins équivalent à celui proposé pour l’exercice 2015.

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